Brugsch, E'jupt under thc Pharaohs, I, p
shepsu, et une nouvelle preuve que leurs années ligurent ;i tort sur les listes de Manéthon ressort de la biographie du dernier d'entre eux, le roi Aï. Ce personnage, dont un tlls vécut sous Séti P""', était le mari de la nourrice de Kiumaten, et Kliunaten fut^ après le prince Tliotmès', l'un des premiers-nés d'Aménopliis III et de la reine Tii, mariés en l'an 10 au moins'. Aï naquit donc au plus tard vers le début du règne, comme sa femme, et si l'on voulait utiliser pour lui les chiffres de Manéthon, il faudrait le faire vivre 30 ans au moins sous Améiiophis III, puis 36 ans sous Horus, 12 sous Akhenkhérès, 9 sous Ratliôs, et 12 sous le deuxième Akhenkhérès, c'est-à-dire 99 ans avant son propre règne. On remarquera que ces 99 ans sont un minimum, car Aménophis régna plus de 30 ans : on a une date monumentale de sa 36® année'.
Akhenkhérès
Les rois illégitimes, dont le nombre de quatre est confirmé par les monuments, représentent la famille de Khunaten. Des successeurs de ce Pharaon, le premier, Ra-se-aaka, a été sinon son frère, au moins son gendre ', le second, Tut-ankh-Amen, a été son gendre" et son frère, enfin le troisième, Aï, a été son favori en même temps que le mari de sa nourrice. Malgré le retour des deux et même des trois' derniers à la religion nationale, tous quatre ont formé dans l'esprit des Égyptiens un groupe solidaire, si bien que leurs noms ne semblent, dans Manéthon, que des variantes les uns des autres, sauf pour Rathôs, ou par inversion Athôris, qui