‹ Œuvres diversesChapitre 267 sur 460 · Dmdùrah, IV, pi · texte numérisé non relu

Dmdùrah, IV, pi

la brique de Telien, mangée, était aussi cassée; de même encore, le sceptre de Telien était enterré et cassé. C'est Typhon ou un des siens qui avalait le Tehen, et c'est sur sa tête qu'on le brisait, mais Typhon personnifiait la terre ou tout au moins \a terre de la nécropole, de sorte qu'enterrer le Tehen c'était toujours le faire avaler à ce dieu. Il y a là une siiite d'analogies montrant que les formes du gâteau, de la brique et du sceptre peuvent se ramener à une seule, celle, par exemple, de l'amulette rectangulaire en faïence, marquée d'un sceptre uadj' , et, de môme, les rites relatifs à ces talismans ou khu se réduisent à un seul rite, dont le sens le plus visible rentre dans le symbolisme solaire. Ce sens fut admis, dès une haute antiquité, par les Égyptiens, qui voyaient dans le Tehen l'image du châtiment de Typhon par l'œil céleste', ou du châtiment des deux parties du monde par le dieu de l'air et de la lumière, Shu'. !Si, en effet, le Tehen est proprement le cristal, les gloses du Todtenbuch montrent que le mot avait été pris aussi dans son acception dérivée.

Le cristal étant le corps brillant par excellence, le Tehen était la lumière : la flamme voitgit, le scarabée surgit, la splendeur resplendit (au moment de l'ofïrande), rr^-i 1 j) )J|-T- s=5ft I /wvvA s=3 0 /vwwv '*. Sekhet était ?/7i'f/rtce

de Telien dans la salle du Jeu", ei on offrait le Tehen à la déesse Maut le G du mois, avec tous les rites dallumer le feu^. On comparait au Tehen le luisant des feuilles, le brillant de la peau, l'aurore, le clair de lune ou Thot-Tehen, etc. L'expression à'aten telien ou disque respAendissant'' n'est

1. Golenischefî, Ennitage impérial, p. 257, et Abj/dos, III, p. 566.

Page 1