Ma-^poro, (iaide (in, Mnsèe de Boulaq, p
UNE TRADITION AFRICAINE SUR l'ivoIRE 331
l-'assimilent à 1 hippopotame et au pourceau, une fois dans le rébus sur le nom du kliesteb ou lapis, khesef-ieh ou repousser le monstre.', une autre fois dans la légende d'un dieu sacrificateur qui frap[)e le monstre kheh et les associés de Set'. Dans les textes ptolémnïques du Mijlhe cVHoras, qui racontent la poursuite de Set par son ennemi, l'Apollon égyptien, ce dernier dit à Set : Où es-tu, ennemi de ton frère ? Il lui répondit : Je suis à Éléphantine, la place de riooire\ détail qui désigne l'ivoire comme typhonien.
Peut-être l'éléphant était-il immolé plus particulièrement au Soleil, dont ses défenses oinaient la bari, soit à l'avant, soit à l'arriére*. On raconte que Ptoléniée Philopator, vainqueur d'Antiochus, sacrifia quatre éléphants au Soleil, mais que, prévenu ensuite par un songe de la colère du dieu, il lui consacra (juatre éléphants d'airain'. Le songe de Philo})atof eut sans doute pour cause le confiit des idées égyptieimes et des idées grecques dans l'esprit du roi, car l'antiquité classique avait de l'éléphant une tout autre opinion que l'Egypte. On le regardait comme un être non seulement rare et utile, mais encore moral et religieux, de sorte qu'on se faisait un scrupule de le mettre à mort '. Quand on amena d'Afrique les éléphants destinés aux jeux (|ue donnait Pompée, on leur |)rouiit en les emhaiipiant de ne pas leur faire de mal, et cette parole fut tenue malgré leur introduction dans les combats du cir(pie\
Si les Égy|,)tiens prisaient peu l'éléphant, ils faisaient en revanche grand ciis de l'ivoire, (pie leurs artistes travaillaient