‹ Œuvres diversesChapitre 327 sur 460 · Denl.inaler, III, pi. 31, «, 1. 7, et pi · texte numérisé non relu

Denl.inaler, III, pi. 31, «, 1. 7, et pi

'.). /r/., pi. .30, a, 1. 1 ; et CliampoUioti, Notices, I, p. 507-508. 10. Inscription d'Anicneinheb, 1. 22.

UNE TRADITION AFRICAINE SUR l'iVOIRE 333

réservés aux chasses des rois du pays. Un peu plus tard, Ramsès II, qui mentionne rarement l'ivoire dans l'énumération de ses dons aux temples', eut cependant une provision de dents d'éléphants peinte sur les murs de sa tombe' où figure de plus le travail de rivoirier\

On ne s'étonnera pas si le nom de l'ivoire se rencontre d'abord en Egypte : il y est indigène. La racine ab ou hab, n'apparaît dans les langues sémitiques et aryennes que comme un emprunt en ce qui concerne l'éléphant et l'ivoire, en d'autres termes, elle n'y a point de famille dans laquelle on puisse la comprendre : elle y reste à l'état isolé ! Il n'en va pas de même en égyptien, où le mot ab forme l'un des rameaux d'une souche vivace qui a fourni de nombreux dérivés. Dans cette langue, ab signifie radicalement corne, et a produit les sens connexes de bœuf, d'éléphant, d'ivoire, d'os, — de fourche, de rayon, de temps, de proue, — d'en face, de contraire, de mensonge, de mal, etc. A 6 se présente donc bien, avec ces sens, comme un mot d'origine purement égyptienne, ou en tout cas, comme un mot appartenant au groupe linguistique dont l'égyptien a dû faire partie. L'étymologie égyptienne du nom de l'ivoire a trouvé place dans le Dictionnaire de Littré. Pictot lui-même l'avait prise en considération, car, après avoir ramené au sanscrit les noms de l'éléphant, il abandonna complètement cette thèse dans son grand ouvrage'.

Ce sont assurément les Phéniciens, déjà en possession du trafic de l'ivoire sous la XMII*' dynastie égyptienne,

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