‹ Œuvres diversesChapitre 337 sur 460 · De Natura rerum, V, 622-624; cf · texte numérisé non relu

De Natura rerum, V, 622-624; cf

2, XVII, 7, traduction Hœfer.

344 LA LUMIÈRE ZODLAGALE d'aPRÈS LES ANCIENS

quaiito decj'escit, eo clarioi\fiujat nocissimc iioctcm, et cani die j'am sol facius, attolliiurK

Ces trois écrivains ont emprunte leurs renseignements à quelques traités grecs antérieurs, probablement aux ouvrages du chef de l'école des Élëatcs, l'Ionien Xénophane de Colophon, maitro de Parinëiiide. En eti'et, c'est la théorie de Xénophane sur le renouvellement journalier des astres', assez semblable sur ce ])oint à l'opinion d'Heraclite \ que Lucrèce expose en s'appuyant sur les o))servations faites au mont Ida. On adorait sur l'Ida Cybèle^ Idœani matrcnr', et Zeus* qui y avait d(;jà des autels du temps d'Homère' : aussi n'y aurait-il rien d'étonnant à ce que des observations astronomiques et météorologi(|ucs eussent été faites là de, très i)onne heure. Comme pour nos touristes le lever du soleil sur le Kighi, l'apparition de la lumière zodiacale devait être jadis une curiosité motivant l'ascension de la montagne par les dévots et les voyageurs.

On voit que la connaissance de la lumière zodiacale a pu être très ancienne dans le monde grec, où l'on ne négligeait i)as plus qu'en l'igypte l'exinnen d(!s astres. Posidonius a\-ait |)assé trt-iile jours, en Espagiu», a (»])S(M'ver le coucher du soleil sur l'Océan ', et Sli"il)on vit encore à Hélioiiolis un prélondu ()l),>ei'v;il()ire d'iMidoxe"; Eudo.viis quidcni in cacumine e.rcclsissinii mouds ronscimit, itt aslroi'Lini cœliquc motus deprekendcrci , dit. non sans (pielque ironie, un des personnages de Pétrone'".

Page 1