Strabon, XVI
LA LUMIÈRE ZODIACALE d' APRÈS LES ANCIENS 343
cela, non plus qu'Hérodote, mais les mêmes phénomènes avaient été remarqués dans un tout autre endroit.
Certains philosophes grecs, dont Lucrèce résume les opinions, prétendaient que chaque jour un nouveau soleil nait d'une condensation de nuages enflammés, comme tous les autres astres, et, dit le poète,
Quod gênas Idœis fama est e montihas altis
Dispersas ignés orienti lamine cerni,
Inde coire globam qaasi in anuni et conficere orheni\
Un peu plus tard, Diodore décrit le fait d'une faron iTKjins sommaire en parlant de l'Ida : « Cette même montagne » offre un phénomène étrange. Au moment où le Chien » (Sirius) se lève au sommet de l'Ida, l'air qui environne ce » sommet est si calme qu'il semble se trouver au-dessus de ') la région des vents, et, la nuit durant encore, on y aper- » çoit le soleil levant qui projette ses rayons, non pas » sous forme de disque, mais sous forme d'une tlamme » dont les rayons se dispersent en tous sens, cl qui reprc- » sentent des gerbes de feu se dessinant à l'horizon. Peu I) de temps après, ces rayons épars se réunissent en un seul 0 faisceau de la dimension de trois plèthres (DO mètres),
1) oiàjtT,[jta, et, lorsque le jour parait, le soleil se montre » avec son disque lumineux ordinaire'. » Enfin, après Diodore, Pomponius Mêla dit la même chose, en écartant le début et en allongeant la fin de la description, inexacte chez lui en ce sens qu'il a pris le faisceau pour un globe : Eâ (flamma) cuin diit clarà et inccndio cfjïilsit, cogit se ac rotandat, et fit ingeris globus. Dia is quo(iae grandis et terris annexus apparet : deiride paidatiin decrescens , et