Pepi 1, 1. 400-401, et Mcrcnra
346 LA LUMIÈRE ZODIACALE d' APRÈS LES ANCIENS
qui renaissait chaque matin, à peu près comme le soleil d'Heraclite et de Xénopliane; peut-être sa colonne symbolisait-elle à Buto la lumière zodiacale, comme le triangle la symbolisait à Pa-Sapt.
En second lieu, c'est au moment de la Canicule que la lumière zodiacale était visible le matin du haut de l'Ida, et la Canicule se nommait en Égyptien le triangle, Sapt, Sothis, ce qui montre que les Égyptiens avaient établi comme les Grecs une certaine corrélation entre les deux phénomènes, grâce sans doute à la juireté de l'air en été. Sothis était Isis, la mère d'Horus, et une vieille formule jouant sur le sens du mot sapt, qui signifie aussi /ëco/^c/e/', comme le savait Plutarque', dit qu'Horus-Sapt naît d'Isis fécondée^ sapi\ Cette l'ornuile pour Sothis nous ramène par Horus au type que représente le Sajit arabique; d'autres documents |)lacent d'ailleurs Horus dans Sothis'. Ainsi, avec Sothis, représentée par Isis comme par Horus, la lumière zodiacale se trouve assimilée à l'étoile qui l'accompagne.
En troisième lieu, un texte unique peut-être mais certain, appelle au Papyrus magique Harris, dans la conjuration du crocodile, le dieu-chien Anubis du nom de Sapt, fils du Soleil. D'après cet indice, les Egyi)tiens auraient l'ait (lu ChitMi, lors (le la Canicule comme on le veri'a i)lus loin, un gardien, un messager ou un compngnon dans leurs tables, la lumière zodiacale étant, selon l'expression dcM, Brugsch', (( une espèce de messager ou de héraut du soleil naissant», comme d'ailleurs la lumière crépusculaire". Pour les Grecs, le Chien était i)rincipalement l'auxiliaire d'Orion le chasseur et aussi le plongeur, ou celui d'un Icarios analogue