‹ Œuvres diversesChapitre 344 sur 460 · Id., I, p · texte numérisé non relu

Id., I, p

(i. Halévy, Journal asiatique, mars-avril 1891, p. 215; cf. Delattre, Proceediru/s. novembre 1891, p. 20.

7. Brugsch, Egi/pt under (lie Pharaohs, I, p. .508 et 514, et II, p. 79; cf. Denkmuler, lll, pi. 176,/, et Spiegelberg, Proceedings, juin 1893, p. 523.

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Noms alternés [T/iotmès et Aménôphis]

La transmission au petit-fils du nom porté par le grandpère, fait fréquent en Egypte, a-t-elle eu lieu pour les rois de la XVIIP dynastie, comme elle eut lieu pour ceux de la XP et de laXII*^' ? Jusqu'à l'hérésie de Khunaten, la XVIII« dynastie ne comporte guère que deux noms de famille, mais il faut néanmoins, pour admettre ici la réalité d'une loi d'alternance, s'expliquer au préalable certaines anomalies, car la coutume semble n'avoir pas été observée avec Ahmès I, les trois premiers Tliotmès, et les deux derniers Aménôphis.

Le nom d'Ahmès I se ramène facilement à la règle : il correspond à celui de Thotmès dans lequel Thot, le dieu de la lune, n'est visiblement qu'une variante de A/i, la lune elle-même, suivant la remarque de M. Brugsch '. La construction de ces deux noms est la même que celle du nom de Ramsôs : Celui que T/iot a engendré^ ou, d'après une explication égyptienne au sujet de Thotmès IV, celui dont T/t.ot a engendré l'étoile \ c'est-à-dire l'àme.

La succession ininterrompue des trois Thotmès n'a rien non plus qui doive nous surprendre. Après Thotmès I, un Aménôphis put, comme l'ont pensé MM. Lepsius et E. de Rougé, faire défaut par sa mort, ou autrement, laissant ainsi la place à Thotmès II: ce dernier put aussi perdre ou déshériter un fils appelé Aménôphis, à moins c(ue sa sœuv et ennemie Hatshepsu n'ait tenté de continuer la série avec la partie initiale de son cartouche-nom à oll(\ Khnumtamen, l'unie à Amman , équivalent d' Aménôphis, l'uni à Amnion, comme Thotmi's l'est d'Ahmès.

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