Champollion, Noilcos, I, p. !i
Quant aux deux derniers Aménôphis, le troisième et le quatrième, il a existé entre eux un prince Thotmès, Hls d'Aménôpliis III '. Le quatrième Aménôphis rompit dans la suite avec la coutume par son changement de nom, tout en rappelant peut-être intentionnellement pour le son, avec son nouveau cartouche Khunaten, le nom de Khnumtamen pris par le Pharaon femme Hatshepsu.
L'occultation d'un Aménôphis entre Thotmès I et Thotmès II a été admise par MM. Lepsius' et E. de Rougé' d'après les inscriptions d'une tombe de Gournah, celle du premier fils {iie) du roi Aakkeperkara^ Amenhotep, mari de Ranaï chanteuse d'Ammon, et prêtre. Il figure sur les murs de sa tombe faisant des offrandes à son frère, le erpa-ha Neferhotep, cinquième prophète d'Ammon, a Thotsentia ainsi qu'à la dame Tahret, et il est dit leur fils, se-sen, à Ammon, et au roi Aakheperkara Thotmès I : il est encore dit issu, ar, de Thotsenii'.
La question serait de savoir si ce personnage fut le fils de Thotsentia ou de Thotmès I, chacun d'eux étant déclaré son père, mais, comme elle reste insoluble faute de documents plus précis, il suffira d'établir la possibilité de l'origine royale attribuée à Amenhotep.
S'il y eut, en effet, des se suten qui n'étaient pas fils de rois, comme le premier fils royal de la ville de Nekheb', le fils royal pour tout pays étranger", le premier fils royal d'Ammon", etc., s'il y eut même des femmes portant ce
1. Mariette, Le Sèrnpèuin de Mcinphis, I, p. 121-12;'), et Pierret. Catalogue de la Salle historique, p. 11 et 89.