‹ Œuvres diversesChapitre 346 sur 460 · Champollion, Notices, I, p · texte numérisé non relu

Champollion, Notices, I, p

7. J. de Rougé, Inscriptions hicroi/li/phiques. pi. 43; cf. J. de Morgan, I, p. 43.

titre, comme la Nesikhonsu de la XXP dynastie appelée^/s royal d'Ét/iiopie\ aucun de ces personnages n'a été dit, d'après les textes connus, fils ou premier fils de tel ou tel Pharaon, comme les vrais enfants royaux'.

D'autre part, si fils et fille ont signifié parfois descendants comme père et mère ancêtres, en égyptien' fils ou fille a pu signifier aussi enfant adoptif, et un même personnage aurait en ce sens eu deux pères : c'est ainsi que dans la première Apologie de Justin, adressée à Antonin et à ses deux associés Marc Aurèle et Lucius Vérus, le dernier est dit fils de César (Aelius Vérus) par la nature, et de Plus (Antonin) par l'adoption. Il n'y aurait donc rien d'extraordinaire à ce qu'Amenhotcp eût été adopté par le prêtre Thotsentia et par sa femme Tahret. Dans ce cas, déshérité par son père Thotmôs I, dont la succession fut très tourmentée, comme celle de certains empereurs romains, il aurait été versé, par une sorte d'adoption dégradante, dans une autre famille que la sienne, et fait /ils ^ ou de son i)èrc nourricier par exemple te f menât \ ou de son beau-père ou de tout autre individu; la privation absolue de toute famille eût semblé, selon les idées antiques, un châtiment par trop dur. Aménôphis n'aurait plus été alors un vrai fils de roi, tandis que, par une allusion possible à sa déchéance, le prince Uadjmès, nourrisson du Peher'', qui ofiicie avec Pe-

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