‹ Œuvres diversesChapitre 349 sur 460 · Papyrus Prisse, p · texte numérisé non relu

Papyrus Prisse, p

dont les monuments sont trop nombreux pour qu'un autre règne de femme y reste inaperçu, surtout un règne ayant duré 21 ans, comme celui dont parle Manéthon. Ahmès, mère d'Hatshepsu, n'a jamais eu le pouvoir, et l'espace de 21 ans est le temps pendant lequel Hatshepsu tint Thotmès III en tutelle, comme on s'accorde à le croire. Aussitôt délivré, ce prince prit les affaires en main : l'an 21, il inaugura le culte de son frère Uadjmès, l'an 22, il restaura les statues d'Aménôphis I et de Thotmès I, et il ouvrit sa première campagne.

L'identité d'Hatshepsu et d'Amensès une fois admise, on pourrait croire à première vue qu'Amensès ou Amessès veut dire simplement Amesside. Le nom d'Alimès fut, au commencement de la XVIIP dynastie et pour les membres de la lignée pharaonique, une sorte de nom de famille ', comme l'a remarqué M. Brugsch : appliqué d'abord aux deux sexes, il se restreignit, en présence du nom analogue de Thotmès pris par les rois et les princes, aux reines et aux princesses de la pure souche royale sans doute. Or, Hatshepsu, étant fille d'une Ahmès, se trouvait par là-même une Amesside, et la plus illustre de toutes. Malheureusement cette explication ne serait pas de mise ici. Hatshepsu n'est jamais dite une Ahmès dans les textes qui nous sont connus, et le nom d'Amensès comporte une autre explication, qui a l'avantage d'expliquer en même temps l'expression Amense ou Amenset, enfant d'Ammon, dans les cartouches de Thotmès II.

Le titre de lils d'Aiumon, que i)rit plus tard Alexandre', était assez cher aux premiers Pharaons de la XVIII" dynastie pour remplacer parfois celui de ^/îls du Soleil devant leur cartouche-noni. C'est ainsi (jue, sans parler d'Aménôphis V, on trouve â Kiiinak le roi du Sud et du Nord,

1. Hrugscli, h'tji/pl iiiidri- thc J '/uirdohs, I, p. 318; cf. Darcs.sy, Recueil dv Traraiix. XIII, )>. l'KJ.

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