Die Chronologie der ^Egyptcr, p
376 PROTÉE DANS LA CHRONOLOGIE d'HÉRODOTE
Letronne, de l'Egypte', appelée Protêt columnœ par Virgile' et le rivarje de Protée par une épigramme grecque'.
C'est seulement })lus tard que^ avec Hérodote, il devient un roi égyptien, que, avec Euripide, il passe pour une sorte de chef de dynastie, père de la sage Eunoé comme du Pharaon Théoclymène, deux personnages à noms grecs, et que, avec Diodore, il reçoit un nom supposé égyptien, Kétès. On remarquera que Manéthon ne mentionne pas la royauté de Protée, tout en accueillant les récits homériques relatifs à la guerre de Troie.
Si Protée est un dieu grec, comment a-t-il pu pénétrer en Egypte?
Il y a pénétré, parce que son domaine touchait à l'Egypte, et que, pour le même motif, sa légende s'est mêlée à celle d'Hélène. L'errante Hélène représentait en un sens, pour les Grecs, mieux encore que les Danaïdes, l'espèce de dispersion qui promena une partie de la race hellénique depuis l'Asie-Mineure jusqu'à l'Italie à l'époque des Ramessides. Ce grand déplacement a laissé des traces dans les textes hiéroglyphiques de Ramsès II à Ramsès III, et, en outre, Manéthon, qui assimile Danaiis au frère de Sésôstris, place la guerre de Troie ou, en d'autres termes, l'aventure d'Hélène à la tin de la XIX' dynastie, entre Ramsès II et Ramsès III. Il y a donc, dans la guerre de Troie et ses alentours, des faits réels qui se sont joints à des faits mythiques, ce qui se produisit avec une facilité d'autant plus grande que, des deux parts, il s'agissait de voyages analogues accomplis dans les mêmes lieux. En effet, la fable d'Hélène,
-1. Ouirres choisies, première série, I, p. 31'.)-326.