Cf. Cliampollion, No/irrs. I. p
DANS l'iNDE et EN EGYPTE 403
autres groujDes locaux^, tels que ceux d'Héliopolis, d'Abydos et de Thèbes.
Il y avait sans doute des feux de différente sorte, suivant les substances plus ou moins pures qui servaient à les alimenter, et en effet le nom du Typhon égyptien, Set, se trouve en certains cas déterminé par la flamme % dont un des noms est analogue cà celui du dieu^ La mer était typhonienne et formée par le feu^; Typhon était roux et on brûlait les hommes typhoniens, c'est-à-dire roux*. Plutarque rapporte à Typhon les ardeurs estivales, les sécheresses, le khamsin et la foudre, en un mot tout ce qu'il peut y avoir de nuisible dans le feu ou la chaleur ^ D'après un vieux texte, l'urseus même pouvait sortir de Set'. Malgré ce dualisme qui apparaît quelquefois, la théologie égyptienne n'en attribua pas moins, d'une manière générale, une même nature à tous les feux, avec le soleil pour centre commun, puisque le soleil est le plus grand foyer de chaleur connu, et que de plus il occupait une place prépondérante dans la religion.
Une des formes du soleil, dans sa ville d'Héliopolis, était celle du chat' et du lion\ La chatte était sa fille^ comme Best-Sekhet'" et Tefnut, tandis que le léontocéphale Shu était son fils. L'urteus ou basilic, qui entourait son disque