Maspero, Guide au Musée de Boulaq, p. 1.56 et
5. Pieyte, Chapitres supplémentaires du Licre dfs Morts, I, p. 111-
6. Pieyte, Chapitres supplémentaires du Licre des Morts, II, p. 128, et Stèle Metternich, pi. 3.
T. Chabas, Zeitschrift, 1868, p. 100.
BiBL. ÉGYPT., T. XXXV. 26
avec Reret', la Candelifeva des Égyptiens', Son état de nain fait allusion à la naissance du feu, qui n'est d'abord qu'une étincelle, ou, pour employer l'expression védique, un embryon.
Le feu nain reparaît en Egypte, non seulement dans les Nemma du Todtenbuch^ mais encore dans la principale divinité de Memphis, Ptah «au beau visage», souvent représenté comme un Pygmée ^ ou , plus exactement , comme un embryon'. Les auteurs grecs voient en lui le dieu" et l'inventeur du feu' : ils l'assimilent à Héphaistos, et Élien dit qu'on lui avait consacré le lion*. Sous son titre de Ptah-terre, il paraît avoir été le foyer. Les documents hiéroglyphiques lui donnent pour parèdre le dieu souvent léontocéphale'' ou monté sur un lion'", Nefer-Tmu, fils de Best-Sekhef elle-même, sa « grande amie », à qui le roi Sahura de la V® dynastie bâtit un temple'*; la déesse voisine, Best de Bubastis, dame d'Ankh-taui, avait un temple à Memphis, et se trouvait aussi, par conséquent, la compagne de Ptah". Ces divinités forment ce qu'on peut appeler le groupe raemphitique, qui est fort différent des
1. Denhniàlcr, III, pi. 74, c, et Gayet, Lour/sor, p. 103 et 105.
2. Todtcnbuc/i , édition Naville, pL 151 et 212; Pierret, Études ('(/f/ptologiques, l, p. 37; etc.