Pleyte, Chapitres supplémentaires, II, p
et qui brûlait par le regard comme par le .souffle, ainsi que l'expérimente le dieu de la terre d'après une légende, était sa couronne, Sekhet\ Et toutes ces formes, uneus, couronne, lion et chatte, étaient l'œil du dieu, ou, à un autre point de vue, l'œil du dieu d'en haut, l'œil du ciel, l'œil d'Horus, c'est-à-dire encore le soleil. Enfin, l'essence du soleil étant la chaleur, source de la vie, tout principe de vie contenu dans les choses fut par extension l'œil sacré. Cet œil, dans lequel siégeait Sliu-, passait ainsi pour avoir produit les êtres vivants et les substances nutritives par voie d'émanation, en d'autres termes, par ses pleurs, et l'on engageait en conséquence la flamme Sekhet, dans les sacrifices, à se nourrir de ce qui était sorti d'elle \ Créée par Sekhet, mère des races blanches, la nation égyptienne, remt, était une larme ou vcmt de l'œil divin*.
C'est que, pareille à l'humide radical de notre vieille médecine, et aux substances plus ou moins liquides qu'énumère Platon dans le Timée, l'eau provenant du soleil contenait la chaleur d'où nait la vie, et qui est l'âme même, /va, sorte d'essence ignée qu'on figurait par une fiamme, ha. Les mânes étaient appelés Kliou, c'est-à-dire Lumineux, d'où sans doute la tunique de feu que les livres hermétiques donnaient à l'intelligence'' : l'élu se disait Eeu, fils de Eeu\ Le chapitre cxxvn représente l'âme bienheureuse comme (( un feu'' qui consume les corps des damnés* », et les textes du Mtjilie cVHoi'u^'' font demander au soleil par Hojus
1. Prpi II, \. 21, et D,-ri-rf de Cniiopc. 1. 28 : et. Diodoro. I, ('.2.
2. Chabas, Lr Pa/ti/i-ns niafiiqnr Ilarris. pi. 7, \. 2 '■^. [i. Dcndrra/i, III, 7^1, c.
4. Cliampollion, Xoficcs, I. p. 770-771 ; Dciihiniiler, III. pi. 136, et Wallis Budgc, Procer.dinfix, novembre ISSU, p. 26.