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DANS l'iNDE et EX EGYPTE 405

d'envoyer a l'esprit, ba, de son œil, Kliu-t' », contre les impies, de même que, dans la Destruction des hommes par le feu, il envo3"a contre eux Sokhet, son œil'. Ce feu psychique ne se séparait pas du principe humide, (luand il s'agissait d'une production quelconque. On voit, dans un papyrus de la bonne époque, Isis former un serpent avec la boue de la terre et la bave du soleil, dite « la flamme de )) vie sortie du dieu' «. Celui-ci, lorsqu'il se dédoubla au début de la création, «sua» les deux jumeaux léontocéphales de la chaleur lumineuse et de la rosée ardente, Shu et Tefiuit : « Tu suintas de Shu, tu dégouttas de Tefnut* », dit à ce propos une formule héliopolitaine qui eut cours dès l'Ancien Empire. Les Égyptiens avaient même imaginé qu'il existait quelque part, dans l'autre monde, un immense lac enflammé, le Sha neser, purifiant et viviliant à la fois, où le soleil et les âmes reprenaient une nouvelle existence \

L'assimilation de deux choses aussi dissemblables que le feu et l'eau n'allait pas sans difficulté. Le dieu .supi'ême, qui avait pour corps le soleiT, habitait assurément dans la lumière Shu, sa substance intime", mais d'autre part l'élément humide passait pour primordial'' : c'était donc un grand problème de savoir si la création devait être raj)i)ortée

1. Cf. Naville, La Litanie du Soleil, n° 47, et Rrugsch, MoÂèriaux pour le Calendrier, pi. 10, 1. 3.

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