Berthelot, Origine de l'Alchimie, p
7. Cf. Hei-iiiès Trismégisie, traduction de L. Ménard, p. 167 et suiv-
8. Maspero, Histoire ancienne des Peuples de l'Orient, I, p. 110.
plomb, prol-iablement en sa qualité de dieu lunaire, car on assimilait la lune au plomb', et parfois à Targent, tandis que le soleil était l'or'. « Osiris est le principe de toute )) liquidité », dit Olympiodore, « c'est lui qui opère la fixa- » tion dans les sphères du feu... Toutes les substances mé- » lalli(pies, d'après un autre auteur, ont été reconnues par » les Egyptiens comme produites par le plomb seul''. »
Ces idées nous rapprochent du monde hindou plus qu'il ne semblerait, comme on va en juger si l'on songe que l'analogie des croyances entraîne naturellement celle des expressions. « Dis-nous... comment les eaux bénies descendent )) d'en haut pour visiter les morts étendus, enchaînés, acca- )) blés, dans les ténèbres et dans l'ombre, à l'intérieur de )) l'Hadès... comment pénètrent les eaux nouvelles... venues >) par l'action du feu : la nuée les soutient; elle s'élève de » la mer soutenant les eaux. » De qui est cette allégorie? D'un des prêtres du Kig-Véda, pour qui « le soleil liturgique » ou le feu sacré, et les eaux saintes ou celles de la liba- » tion devenaient le soleil proprement dit et les eaux élé- » mentairc's sous le nom d'océan, de fleuves, de pluies, » etc. » ? Non, c'est le langage d'im alchimiste du VIP- siècle de notre ère, Comarius, retraçant a le tableau allégorique de » Ttivapoiation et de la condensation <pii l'accompagne, les )) li(|ui(les condensés réagissant à mesure sur les produits so- » lides exi)osés a leur action' ». L'historien de l'alchimie, M. Berthelol, ajoute à ce propos : a En haut les choses célestes, » en bas leschoses terrestres; tel estl'axiome par le(|U('l leschi- » mistes grecs désignent les produits de toute distillation et
1. Tddlcnhiir/i. cli;i|). L.v.w, et î'iiks, \. 'JOO; cf. Cliarciiecy, Le Fol/./ore dans 1rs Dcn.v Xlundcs, p. 346.