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Dcnhnuder, II, pi. 11.5, a et e

0. Die AHfiuptolofiie, p. 349; cf. Chabas, l)èlerminati,on d'une date certaine, etc., dans les Mémoires présentés par divers savants à l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, première série, IX, p. 116.

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dès la VI® dynastie l'année au cours de Soihis, on croira sans doute qu'ils n'ont pas attendu les dizaines de siècles, jusqu'au Décret de Canope et au proscynème d'Assouan, pour savoir qu'a une année qui avance d'un jour en quatre )) ans sur une autre année de 365 jours est de 365 1/4 » ; et que « cette différence fait de nouveau coïncider les deux )) années, quand la seconde a avancé d'autant de fois quatre » ans qu'il y a de jours dans la première ». Les hiérogrammates avaient, dans le premier cas, à prendre le quart d'un jour pour connaître l'année fixe, et, dans le second cas, à multiplier 365 par 4 pour obtenir la période sothiaque. Ils étaient de force à cela, et, par conséquent, la fête de l'apparition de Sothis prouve à elle seule l'existence de la période, comme l'a dit M. de Rougé'. Aucune raison sérieuse n'empêche donc, a priori, d'admettre une date sothiaque fournie par des documents anciens ou par des auteurs récents.

La sécurité parait ici d'autant plus grande que les Egyptiens ne cherchaient pas à déranger le rapport des deux années fixe et vague. On en a la preuve. Les calendriers d'Éléphantine et du Papyrus Ebers étant du 11° mois et le Décret de Canope du 10", les deux années en arrivaient alors à presque coïncider, ce qui montre qu'on les laissait se rejoindre. On aurait choisi pour les raccorder le moment où le désaccord était sensible, non celui où il ne l'était plus. Et le Décret de Canope n'est pas une objection, car, suggéré visiblement par des maîtres étrangers, il ne propose point un raccord passager, mais une fusion définitive, qui n'eut pan lieu. La prescription de respecter l'année vague fut donc observée, malgré le Décret de Canope, jusqu'à la réforme d'Auguste, c'est-à-dire pendant toute ou presque toute la période à laquelle appartient le calendrier d'Éléphantine, qui est certainement du Nouvel Empire

J. Revue archéologique, 1849, p. 667.

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(2782 à 1322), et pendant presque toute la période suivante, à laquelle appartient le Décret de Canope.

Ceci posé, voici en gros le calcul des dates précédemment citées qui appartiennent à ces deux périodes, sous la réserve que de pareilles dates ne peuvent être appréciées qu'à quatre ans près, bien entendu, puisque c'est seulement en quatre ans que Sothis variait d'un jour; sous la réserve aussi des différences, heureusement peu considérables, qui peuvent exister entre un calcul approximatif et un calcul précis, comme celui de MM. Oppolzer et Mahler faisant commencer l'ère de Ménophrès en 1318 et non en 1322, par exemple \

Le Décret de Canope" plaçant un lever de Sothis au 1" Payni, trois mois moins un jour, et, avec les épagomènes, 94 jours avant la fin de l'année, 94 multiplié par 4 donne 376 : or, 238, date du décret, et 138, terme de la période d'après Censorinus, font 376 ans, ce qui met en concordance les calculs des prêtres égyptiens et ceux des astronomes grecs.

L'inscription de Ménéptah plaçant un lever de Sothis le 29 Thoth, 29 jours après le commencement de l'année, ces 29 jours correspondent à 116 ans postérieurs au début de la période, qui est de 1322 av. J.-C. : 1322 moins 116 donne 1206, date de l'inscription, si l'inscription a été bien lue.

Le calendrier d'Éléphantine' plaçant un lever de Sothis au 28 h]piphi, c'est-à-diro 37 jours avant la fin de l'année, ces 37 jours correspoîident à 148 ans antérieurs au commencement de la période, 1322 av. J.-C. : 1322 et 148 font 1470, d'où il suit que le calendrier d'Éléphantine date de 1470 av. J.-C, sous Thotmcs III, s'il est de Thotmès III.

1. Ueber die Lange des Siriusjahres and der Solhispcriode, p. 575, et Zeitsckrifi, 1889, p. 99-100.

3. Dcn/<màlrr, II F, jil. 43, e, et J. de Morgan, Catalor/ue des Monuments et Inscriptions, p. 122, //*,

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Le calendrier du Papyrus Ebcrs\ plaçant un lever de Sothis au 9 Épiphi, c'est-à-dire 56 jours avant la fin de l'année, est par suite antérieur de 224 ans au commencement de la période, et tombe en 1546 av. J.-C, sous Aménophis I, si le calendrier concerne Aménophis I.

Quant au lever du 15*^ Tliotli noté dans les hypogées de Ramsès VI et de Ramsès IX % comme il porte Ui même date dans ces deux tombes où les tables astronomiques sont pareilles, il est clair que ce n'est pas une date de règne. On avait copié là, pour l'ornementation des voûtes, un exemplaire unique rédigé quatre fois quinze ans après le commencement d'une période, c'est-à-dire en 1322 moins 60, soit en 1262 av. J.-C. \ s'il s'agit de la période de Ménophrès, et en 2782 moins 60, soit en 2722, s'il s'agit de la période précédente; dans ce dernier cas, il y aurait iciune vieille table faisant autorité, quelque chose comme la première dressée ou la plus ancienne connue. Ce sont là les seules dates sothiaques que mentionnent les textes hiéroglyphiques. Le prétendu lever de Sothis rapporté à l'an 11 de Ramsès III, le 1®"^ Thoth, par le calendrier de Médinét-Abou'', et pris encore pour base de la chronologie égyptienne par Chabas en 1878% n'est autre chose, d'après Brugsch, qu'une désignation théorique du 1*^' jour de l'an. En tous cas, ce calendrier de Médinét-Abou est copié sur un calendrier du temps de Ramsès IP, qui a pu lui-même être copié sur un autre.

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