J. de Rougé, Edfou, pi
436 l'époque D1-; ramsès h
durée de 120 ans, comme l'a pensé Brugscli', tantôt à l'éternité, diurne et nocturne, comme le montre le Todtenbuch thëbain = , qui appartient à la bonne époque. De même que les épagomènes et le lever de Sothis ne figurent pas aux documents de l'Ancien Empire, la période hen-ti paraît absente de ceux de l'Ancien et du Moyen, notamment dans un texte où le Todtenbuh thébain l'introduit'. On en pourrait conclure qu'elle est postérieure au Moyen Empire, mais il faut se méfier du silence apparent des textes ^ Qui sait si la panégyrie dite de 30 années au Décret de Rosette, et mentionnée déjà sous Pepi I ', ne représente pas le quart de la petite période de 120 ans, qui représenterait elle-même un mois de la grande année caniculaire de 1460 ans, magnus annus, et qui aurait été divisée en quatre parties pour que chaque roi eût la possibilité de fêter le roulement du cycle?
Les Égyptiens connaissaient assurément la période sothiaque quand ils en fêtaient la moitié, et ils l'employaient dès lors au comput des années, car un autre texte ptolémaïque, emprunté par M. Brugsch''' aux inscriptions de Dendérali, dit à Sothis : « On compte les années par ton )) lever. » Cette expression indique une coutume établie, et par suite ancienne, de même que Je texte d'Assouan rappelant la fête de la demi-période, qui s'était célébrée bien longtemps auparavant sans doute sous Apriès.
Dans ces conditions, et puisque les Égyptiens assimilaient
1. Die Aic/i/piolo;/i(', p. 365, et Thésaurus Iiiscripdonuni yluji/pfiacdrum, p. 203.