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FIXÉE PAR l'Ère d'asetii 447
contemporain d'Inaclius, dont le synchronisme avec Moïse était célèbre : « Au temps d'Inaclius, roi d'Argos, et Amosis » régnant en Egypte, les Juifs s'en allèrent ' », au dire de Ptolémée de Mendès. D'autres font d'Aseth le premier roi de la XVIII'^ dynastie et le père d'Amosis '. D'après une tradition analogue, les Égyptiens auraient commencé sous la XIX« dynastie à avoir leurs rois nationaux, dont le premier fut Séthos', c'est-à-dire Séti I, auquel on attribuait par là le rôle d'Aseth, son homonyme.
La confusion des deux rois, Aseth et Séti, est fort ancienne; on la retrouve, faite à dessein, sur la stèle de l'an 400 qui date de Ramsès II, fils de Séti I. Ce curieux monument fut dédié par Ramsès II à Set ou Typhon, le principal dieu des étrangers, dans la région que les Pasteurs avaient occupée et qu'habitaient encore leurs descendants \ c'est-à-diie à Tanis. « Sa Majesté ordonna d'ériger une stèle en granit » au grand nom de ses pères, afin d'exalter le nom du père de » ses pères, Séti Ménéptah, l'an 400, le 4" mois des moissons, » le 4*^ jour, sous le roi de la Haute et de la Basse-Egypte, » Set le très-valeureux, le fils du Soleil, qui l'aime, Nubti. » Ce que Ramsès entend par le grand nom de ses pères, expression visiblement collective, c'est le nom de Séti I qu'il mentionne d'abord, et ensuite, comme il n'y en a plus d'autre sur la stèle, celui du roi Set. Il n'exista de roi Set, avant Séti I, qu' Aseth, dont les cartouches se retrouvent probablement dans ceux de Ra-Set-aa-pehti, et de Nubti, attribués aux Hyksos'. Aussi Mariette" n'a-t-il pas hésité