Chronologr/ ofthe Kinc/s, p
5. Planche 29, et Glossary of Aiitiquities, Customs, etc., p. 171.
péens', entîn .sous un Atnénopliis (xMënéptali ?) c|u'il cunt'ond malheureusement avec l'Horus contemporain des hérétiques, ce qui peut faire douter de ce dernier épisode'. En tout cas, il ressort bien du récit de Manétlion qu'il y eut avec ces expulsions autant d'Exodes, subordonnés aux succès ou aux revers des ennemis de l'Egypte, et plus ou moins partiels. M. Babelon cite, dans son Histoire ancienne de l'Orient \ divers établissements des Juifs en Palestine durant leur séjour en Egypte. Le principal Exode aurait été celui de Moïse, et les autres sorties auraient été presque complètement négligées comme peu importantes par l'écrivain biblique. Il faudrait alors faire de Moïse, vers 1450, le contemporain de Thotmès III ou d'Aménophis III, dont les longs règnes sont d'ailleurs peu distants l'un de l'autre.
La théorie des sorties successives expliquerait d'une manière satisfaisante la présence en Palestine des Aperu sous Thotmès III, d'après l'histoire de Thoti, comme des Habiri* sous les derniers Aménophis, d'après les tablettes cunéiformes. La soumission des tribus de Jacob-el et de Jose|)h-el par Thotmès III concorde parfaitement avec la mention des Aperu sous le même roi; ce seraient la des Hébreux chassés ])ar l'expulsion d'Amosis. Les Habiri des tablettes luuiéiformes, liés contestés il est vrai', seraient les mêmes ou ceux du grand Exode. Les Aperu de Kamsès II se rattacheraient à l'Exode du temps de Ménéptah. Les
1. Cf. Grégoire de Tours, Histoire crcli'siasti'/Kc des Fr(in(:<. I; Mac Geoghan, Hlstonj of Island, translatée! by Patrick O'Keily, p. 48; etc.
2. Frnfimenia Instoricornin Grœcoriiiii, édition Didot, t. II, p. 174- 178, et .losèphe, Confre Apion, I, 14, 16 et 26-27.
4. Cf. Sayce, f'foeeedini/s o/' fhe Sneirti/ of Iiil)licnl ArclKeohtijji , 1888, p. 490 et 49:^.
5. Ilalévy, Joni-nal (isù(/i</iie^ novembre-décembre 1891, p. r)47, et Fr. Hommel, Pz-oreedinj/s, ma.\ 189."), p. 20:5; cl. Delattre, Journal asiati'/ia\ septembre-octobre 1892, p. 286-291.
Aperu du temps de Ramsès III seraient des prisonniers de guerre^ et les Aperu du désert seraient, comme l'admet Chabas\ un reste de population n'ayant pas suivi tout d'abord le orros des émigrants. Il semble ainsi que les anciens Hébreux, difficilement saisissables grâce à leur vie nomade, aient flotté longtemps de l'Egypte à la Palestine, abordant ou quittant l'un ou l'autre de ces pays selon les circonstances. Dans ces conditions, on ne s'étonnera pas qu'il y ait eu des Hébreux en Palestine sous la XVIIP dynastie et en Egypte sous la XX% de sorte que l'opinion de Cliabas sur le nom égyptien des Hébreux restera probable ou possible, si elle n'est pas certaine. Il faudrait, pour la rejeter, admettre qu'il exista dans les régions occupées par les Hébreux, et aux mêmes époques, une population d'un nom analogue au leur, nomade comme eux, et assujettie aux mêmes travaux qu'eux par les Égyjitiens. Mais quelle raison y aura-t-il de leur superposer cette espèce de double ethnique, si bon nombre d'Hébreux ont abandonné l'I^gypte et gagné la Palestine à plusieurs reprises, et non en bloc avec le grand Exode? L'existence du double des Hébreux, inconnu par ailleurs, serait assurément plus surprenante que la connaissance par les Égyptiens d'une race qui a si longtemps habité rÉgy|)te.