Rerw (irclièolcujuiw;, 1872, p
à la pleine lune. Un autre renseignement, plus caractéristique bien que trop sommaire, se rencontre dans un passage où Plutarque parle des prohibitions rituelles concernant, en Egypte, les animaux regardés comme purs ou impurs suivant leurs qualités ou leurs défauts : l'auteur grec dit que les Égyptiens, au contraire des races qui tiennent encore le lièvre lunaire pour immonde ', voyaient quelque chose de divin dans l'agilité du lièvre et dans la subtilité de ses sens, notamment de son ouïe'.
Dans tous les cas, que le lièvre ait été totémique ou hiéroglyphique en Egypte, il faut assurément tenir compte du symbolisme osirien et hermopolitain qui vient d'être signalé : le gîte du lièvre, pour employer une expression humoristique de M. Lang, est peut-être là plutôt qu'ailleurs. La coïncidence serait singulière, en effet, qu'une déesse à tête de lièvre eût été adorée dans la ville de la lune, et qu'un dieu lunaire appelé comme le lièvre eût été placé dans la lune, sans que l'un et l'autre personnage fût le lièvre de la lune.
P. S. — Le Papyrus Ebers (pi. 75, 1. 14) mentionne comme ancien un temple d'Unnefer, sans doute celui d'Abydos (cf. J. de Rougé, Inscriptions, pi. 47), et le nom d'Unnefer est porté par un particulier dans une tombe de la V" dynastie (Mariette, Mastabas, p. 355).
1. Tylor, Cicilisation primitice, traduction française, t. I, p. 407.