F. Rossi, // Museo cf/i^io di Torino, p
les sarcophages des particuliers, était d'abord tout royal, car on ne le voit à la bonne époque que sur les murs des hypogées royaux, à une exception près, si encore elle existe'.
La disposition qu'indique ce livre se retrouve en partie dans les plus anciens hypogées royaux, où la grande salle funéraire, qui est oblongue, contient la totalité du livre de V Hémisphère inférieur au tombeau d'Aménophis III, et le début de la composition aux tombeaux d'Aï et de Séti P^ Dans le même livre, l'hypogée du dieu Sokaris, figuré aux 4* et 5® divisions avec des couloirs pourvus de portes et une grande salle voûtée, n'est pas non plus sans analogie avec les hypogées royaux, mais il faudrait savoir si les tombes des rois ont été copiées sur celle du dieu, ou si la représentation du livre de V Hémisphère inférieur n'aurait pas été imaginée d'après les hypogées royaux.
On remarquera incidemment, ici, qu'il n'y a pas à Thèbes un seul hypogée royal qui soit achevé d'une manière absolue; les Pharaons craignaient sans doute que la mort ne vint une fois la tombe finie, et c'étaient leurs successeurs qui se trouvaient chargés de terminer le monument, comme on le voit au tombeau de Ramsès III'.
Victimes. — Une scène du livre de V Hémisphère inférieur, qui décrit l'enfer, représente à la 7" division quatre tombes de dieux qui sont surmontées chacune de deux tètes d'hommes affrontées', et ceci rappelle d'autant mieux les deux tètes gardiennes dont parle IlorapoUon, que c'est partout qu'on a immolé des hommes aux funérailles des grands ou des chefs : il suffira de mentionner ici les têtes trouvées sous les pieds des squelettes dans les dolmens voisins de Constantine, en Algérie*.