‹ Œuvres diversesChapitre 53 sur 460 · Passalacqua, Catalogue raisonné, etc., p · texte numérisé non relu

Passalacqua, Catalogue raisonné, etc., p

9. Cf. Perrot et Chipiez, Histoire de l'Art dans l' antiquité, IV, Judée, p. 721-722, III, Phénicie, p. 463, et II, Chaldéc et Assj/rie, p. 219.

Sous le Nouvel Empire, des bucrânes étaient peints sur le plafond de quelques tombeaux', et on avait sculpté, dans la galerie à ciel ouvert qui mène à l'hypogée de Ramsès III, quatre bucrânes sur quatre poteaux affrontés deux par deux\ On croyait que la porte de l'enfer était flanquée de deux tètes de taureau ou de gazelle, surmontées de flammes'. La partie antérieure du naos funéraire des rois* et d'Osiris portait quelquefois une tête de taureau, comme celle de la barque funéraire de Sokaris, dieu memphitique qui variait avec Osiris\ L'une des barques infernales avait une tête de taureau à l'avant et une tête de taureau à l'arrière". Par un symbolisme probablement analogue, car l'éléphant était un animal desacrifice\ la 6ar? sacrée du soleil avait â lapoupe des défenses d'éléphanl', qui s'appelaient ab, c'est-à-dire cornes^ ,\Q^Y.gy\)\.\ens, ayant sans doute sur ces défenses la même opinion que le roi Juba, qui se refusait à y voir des dents.

C'est un usage très répandu, en Afrique'", d'avoir des amulettes faits de dents ou de cornes contre la maladie, et de planter dans un but défensif deux cornes de buffle à rentrée des huttes": un trophée de cornes s'élève de-

Page 1