‹ Œuvres diversesChapitre 55 sur 460 · Brugsch, Dictionnaire hiérorjlyphique, p · texte numérisé non relu

Brugsch, Dictionnaire hiérorjlyphique, p

10. Cf. Réville, Religions des peuples non civilisés,!, p. 86, et Elisée Reclus, t. XII, Afrique occidentale, p. 549.

11. Major Serpa Pinto, Comment j'ai traversé l'Afrique, dans le Tour du Monde, 1881, V semestre, p. 277.

vant certaines villas royales', et aussi dans les hameaux des Niams-Niams'. Une des vignettes de l'ouvrage de Baker sur l'Albert N'yanza' représente un bucrâne sur un poteau placé devant une maison, à peu près comme les poteaux du tombeau de Ramsès III. On peut voir aussi, dans Schweinfurth'', deux coi'nes au bout d'un bâton planté sur la tombe d'un chef Bongo, objet semblable à certains hiéroglyphes égyptiens, et notamment au signe aa, signifiant dignités (les cornes seules signifiaient ouvrir, et la tête entière, de face ou de profil, avait le même sens avec la prononciation sesh; cf. l'un des noms du sistre à oreilles de vache, seshesh). Diodore dit que les Troglodytes d'Ethiopie mettaient des cornes do chèvres sur leurs tombeaux'.

Ces habitudes, d'ailleurs, ne sont point particulières à l'Afrique. Sans parler du célèbre autel d'Apollon'', les Grecs et les Romains accrochaient à leurs murs les tètes des animaux tués à la chasse (comme cela s'est fait dans nos vieux châteaux), ou les suspendaient aux arbres sacrés. Il y avait â Rome, au mur de l'ancien temple de Diane situé sur le mont Aventin, une tête de vache ayant donné la supériorité au peuple qui avait sacrifié l'animal, suivant Denys d'Halicarnasse. En Chaldée et en Assyrie, les cornes de Tibex formaient les volutes des chapiteaux, que l'animal surmontait parfois'. En Perse, Schah Ismaïl fit faire^ après une chasse, deux colonnes avec des têtes de chèvres

1. Major Serpa Pinto, Comment j'(ti traverse l' Afrique, dans le Tour du Monde, 1881, 1" .semestre, p. 251 et 292.

2. Scliweinfurth, Au cœur de l'Afrique, trad. franc., I, |). 419; cf. p. 468.

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