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Pcrrot et Chipiez, Histoire de VArt, II, p

sauvages accompagnées de leurs cornes'. Les tumuli du plateau de Pamir, orientés vers la ville sainte, sont surmontés de cornes d'arkars (chèvres sauvages), d'après un voyageur contemporain qui a remarqué aussi, dans la même région, une tente protégée par des cadavres de chèvres et de boucs liés alentour'. En Amérique, le D"" Crevaux a vu, chez une peuplade indienne du Sud, une mâchoire pendue au-dessus d'une porte % et le D"" Viguier a noté, chez une autre peuplade, la coutume de suspendre à la toiture des cases un bec de toucan à chaque décès*, etc. Les cornes, comme les dents, ont quelque chose de défensif qui explique leur emploi :

Dente lupus, cornu taurus petit, dit Horace', et Martial :

Dente timentur apri, defendunt coimua ceroos'^.

De là viennent, sans doute, les cornes ajoutées aux coiffures assyriennes et aux casques sardes, les cornes données aux Lares par les Latins, les cornes faites avec les doigts' par les Italiens, les Kef-Miriam d'Hébron', et peut-être les deux doigts des momies de l'époque salte et de l'époque grecque*.

Statues. — Pour servir de support à l'âme, comme de gardien à la sépulture, on dressait dans la tombe une

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