‹ Œuvres diversesChapitre 75 sur 460 · Lane, Modem Egi/ptians, p. 162, 236 et · texte numérisé non relu

Lane, Modem Egi/ptians, p. 162, 236 et

aussi les mauvaises inthiences, quelques-uns mettent de la lumière la nuit dans leurs écuries, coutume qui se retrouve en Italie': les Japonais en mettent dans leurs maisons.

Dans l'antiquité, l'éclairage dont il s'agit a été une purification, et la purification des temples avait une grande impoi-tance (surtout après les invasions). Les prêtres, une fois l'édifice construit, ne manquaient pas d'y verser de l'eau et d'y brûler de l'encens tous les jours, comme on le voit dans une foule de tableaux religieux'; trois fois par jour, suivant Plutarque, ils y purifiaient l'air, avec des fumigations de résine le matin, de myrrhe à midi et de kyphi le soir'. L'éclairage avait pour effet spécial de chasser et de paralyser le diable : O Osiris, dit Ramsès IV sur une stèle d'Abydos, J'ai allumé pour toi la lumière le jour d'emmaillotter ta momie, et j'ai éloigné Set de toi quand il allait violenter tes membres'. De même, dans le Livre d'honorer Osiris, il est dit qu'Isis et Nephthys éclairent le sanctuaire d' Osiris et enlacent Set dans la nuit\ ce qui paraît bien se rapporter à un rite célébré le 16 du mois de Thoth, à la fête osirienne dite Ouak\ On chassait même les démons des temples à coups de fouet d'après Eusèbe, avec des courroies qu'on brisait', à peu près comme fit ce peuple d'Asie Mineure apparenté aux Cariens, les Cauniens. qui expulsèrent les dieux étrangers de leur territoire en frappant l'air de leurs lances'. Au-

1. A. de Gubernatis, Mijthologie ^ooio;/i</ue, trad. P. Regnaud, I, p. 113.

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