Mariette, Dciub'Tdh, IV
allume à sa flamme, éclaire le naos et dit : a Recevez (la lumière),... Khepra, père des dieux ». Le kherheb en chef... dit : « Présente le Jeu à la mère divine (prêtresse locale) »; elle allume à sa flamme, éclaire le naos et dit : « Recevez (la lumière), . . . (dans) la salle de ces deux grands dieux. . . Horus et Khepra (?).,. le roi... donnant la vie\.. »
D'autres scènes, à la suite, montrent le roi sortant du temple en grande pompe pour se reposer dans son palais (mot qui signifiait aussi temple^), après avoir accompjli les rites de la fête. A Edfou, l'ouverture et la clôture de la cérémonie sont appelées Vacte de donner le temple à son divin maître (expression usitée à Karnak sous sa forme archaïque, au temps des Ramessides') et Vacte de clore la fête * ,
On a vu que chaque prêtre, sur l'ordre du kher-Jieb, venait allumer son tlambeau à celui du sem, éclairait le naos, et prononçait quelques paroles pour inviter certains dieux, ceux sans doute dont il dirigeait le culte, à recevoir la flamme pure qu'il leur offrait, sorte de communion analogue à celle d'un personnage d'Hérodote' qui recueille trois fois les rayons du soleil. Cette cérémonie expliquerait le rôle du prêtre Éclaireur, Se-hedj, de l'Ancien Empire si ce nom devait se lire Se-hedj.
Lane dit que les Égyptiens modernes ont l'habitude de réciter le premier chapitre du Koran en allumant les lampes, et de suspendre dans un but superstitieux des luminaires devant les maisons des fiancées"; pour chasser