Id., pi. CXLVI, et Brugsch, Calendrier, pi. VI
7. J. de Rougé, Edfou, II, pi. CXLVI, et Maspero, Zeitschrift, 1884, p. 91.
8. J. de Rougé, Inscriptions hiérogtj/phiques, IV, pi. CCLXVIII.
9. Et des Grecs : « Je ne puis plus dormir dans la citadelle, depuis que j'ai vu le serpent du temple », dit une des héroïnes d'Aristophane {l.ijsistrata, trad. franc, de Poyard, p. 30). — N. M.
livre magique est entouré par des reptiles, et notamment par un serpent d'éternité. Les frises d'urœus sculptés ne sont pas rares, surtout aux naos', a Aujourd'hui encore, » dans bien des endroits d'Egypte, on ne bâtit pas une maison » sans y réserver deux trous pour les serpents gardiens, sorte » de grosses couleuvres inoffensives, qu'on se donne pour » hôtes. La légende égyptienne de la fondation d'Alexandrie » nous montre que chaque maison de cette ville avait un ser- » pent tutélaire'. » Les Égyptiens avaient même des aspics apprivoisés dans leurs maisons', et à plus forte raison dans leurs temples. Élien dit qu'aux angles des temples on édifiait des chapelles souterraines pour loger des aspics de l'espèce Thermutis, qui était consacrée à Isis (cf. Netermout, la divine mère, titre d'Isis) ; on leur donnait à de certains intervalles un bœuf gras à manger. C'étaient des urieus, ministres de la Justice divine contre les méchants*.
A Dendérah, les serpents sacrés du temple sont figurés et nommés dans la crypte n° 2"', dans le couloir d'entrée de cette crypte^ et dans la crypte n" 3^ Dans les cryptes 2 et 3, ce sont deux urieus dont le premier a une tète de vache, et sept ser[)ents ordinaires; dans le couloir, où manquent les deux urœus et un des serpents (le Neter ar K/ienen), les six autres serpents sont figurés comme des hommes à têtes d'uranis et armés de couteaux.
Voici les noms de tous ces génies : N'eb Ant (la dame de Dendérah), pour l'urteus à tête de vache; Arar (l'uraMis), pour ie second uia'us; et, pour les autres serpents, Si Ha-
1. Cf. Letroniio, Dccrct de Roscllc, Frci/jm. /iis(. Grwc, éd. Didot, I, p. 5 et 35.
2. Maspcro, lircuril, II, p. llll, et Pscudo-Callisthéne, I, 32.