Champollion, Notices, II, p
BiQL. ÉGYPT., T. XXX. 7
Comme gardien des portes de l'Egypte, Horus de Djor était représenté sur un pylône ou édicule\ C'était assez l'habitude, en effet, de figurer le lion gardien sur une porte, comme le serpent', à cause de la ressemblance des rôles : un des serpents sacrés les plus en honneur (il avait des prêtres ou tout au moins un prophète) s'appelait Shena, comme le lion\ M. Leemans fait remarquer, dans son édition d'Horapollon, que les membres de la Commission d'Egypte ont trouvé deux statues de lions « assis sur leur croupe » devant les obélisques du premier pylône du grand temple, à Philse*. Au Musée de Boulaq, il y a un petit lion en bronze, du temps d'Apriès, qui était primitivement rattaché par une chaîne a à d'autres lions, disposés sur les degrés de l'escalier )) qui menait soit au naos, soit à une petite salle du temple^ ». Élien rapporte qu'on nourrissait dans les propylées d'Héliopolis, c'est-à-dire, sans doute, dans l'emplacement nommé Léontopolis par Josèphe'', des lions qui punissaient les parjures et envoyaient des songes révélateurs à ceux que le dieu favorisait\ Enfin, Horapollon dit qu'on plaçait, dans un sens mystique, des lions aux portes des temples, comme gardiens ^
Les idées de garde, de porte et de lion étaient si bien liées qu'on donnait aux cadenas ou aux serrures la forme de