Id., p
d'Athribis s'appelait le sanctuaire de Shena^ du lion*. Mais c'est à la frontière orientale que le lion paraît avoir été le plus en honneur. Dans la ville de Djor, limite extrême du pays, où les prêtres allaient recevoir le roi' et d'où il partait pour ses expéditions*, c'est-à-dire près de Péluse, «rempart et clef de l'ancienne Egypte'», Horus était le gardien des portes de l'Egypte^, sous une forme léonine qu'il avait prise pour détruire les ennemis du pays'; dans le nome Arabique, le dieu Nefertoum avait une forme analogue, qu'on voit représentée sur le naos d'Amasis, qui est au Louvre'. A Edfou, Horus est appelé le lion (djam ou dévorateur*), de Djor, qui repousse (shena) Typhon vers le désert^\ Un lion en Horus destructeur de ses ennemis était vénéré (comme un dieu, suivant l'expression de Porphyre'') dans le temple de la ville de Djor". On adorait aussi le lion dans la ville du Delta que les Grecs appelaient Léontopolis'^ ; ce nom datait de loin, car on trouve une autre Léontopolis dans l'isthme de Péluse, au temps de SétiP""'*.
1. Cf. E. de Bergmann, Eine Sarcophafjinschrnft aus der Ptolemâerzeit, p. 24.