‹ Œuvres diversesChapitre 96 sur 460 · Élien, De nutura anini., XII · texte numérisé non relu

Élien, De nutura anini., XII

9. Cf. Perrot et Chipiez, II, Chaldée et Assyrie, p. 275, 639-640 et

les Héthéens, les Cypriotes, les Arméniens, etc. Salomon, qui multiplia les taureaux et les lions dans les ornements du temple de Jérusalem', s'était fait faire un trône dont les bras reposaient sur des lions, et sur les degrés duquel étaient rangés des lions affrontés', à peu près comme au trône d'Horus qui est au Musée du Louvre', et comme dans bien d'autres sièges de l'ancien Orient. Les chêroubs hébraïques auraient eu quelque chose du lion, d'après M. Le Page Renouf *, qui a rencontré au Todtenhuch un mot kheref-ou déterminé par le lion. En Chypre, où l'art phénicien et l'art grec se confondent souvent, de nombreuses stèles funéraires, sans parler des Siircophages, sont surmontées de deux lions ou d'un lion^ Les façades des tombes étrusques ont quelquefois, de chaque côté de la porte, un lion accroupi". Au moyen âge, les architectes ornaient le porche des cathédrales de piliers reposant sur des lions, et les évoques rendaient ainsi leurs sentences inier leones\

Sphinx. — Les sphinx égyptiens des temples, qui apparaissent dès le Moyen Empire, sont généralement des lions à tête humaine, portant l'urajus et les cartouches royaux, c'est-à-dire figurant le Pharaon*. Quelquefois cependant, en l'honneur du dieu Ammon, ce sont ou des crio-sphinx, ou des béliers qui tiennent entre leurs pattes une statue du roi' : il y en a des exemples à Thèbes, à Naga, à Soleb et à

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