‹ Œuvres diverses (volume 2)Chapitre 39 sur 45 · CHAPITRE XXVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVI

M. Le Tellier abbé de Saint-Thierry. — Union du prieuré de Crécy. —IMort de M. Lelarge.

jr^^5?^E G octobre 1680, jour de Saint-BrufeL^v,^'no, un dimanche, Monsieur Tarche- ^g^^vêque de Reims prit possession de l'abbaye de Saint-Remy de Reims, en vertu des bulles émanées de notre Saint-Père. Depuis M. de Guise, nul abbé de Saint-Remy n'avoit eu

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de bulles. Ces abbés ont été M. de Nemours, M. le comte de Saint-Paul de Longueville, M. Colbert, Monsieur l'archevêque d'Embrun, La Feuillade, M. le prince de Furstembeig et M. Charles-Maurice Le Tellier, archevêque de Reims, lequel^ le jour de sa prise de possession, dit une messe basse à l'autel de ladite abbaye, les religieux lui ayant toutefois l'emontré que la coutume de leur monastère étoit de ne dire que des grand'messes à leur grand autel. Le 13 novembre 1683, M. de Reims réunit à son séminaire les treize pauvretés de Saint- Rigobert, et fit agréer par ce chapitre l'acte de cette réunion que M. Roland, son grand vicaire, communiqua à la compagnie.

Le '20 mars, je passai procuration par-devant Dalher, notaire à Reims , pour l'union de mon prieuré de Crécy au séminaire de Reims, à condition de jouir des fruits ma vie durant. Le 24 juin je fus assigné par-devant Monsieur i"archevêque de Reims, à la requête de M. Jacques Callou, intendant dudil séminaire, pour donner mon consentement à ladite union , ce que je fis. Le 3 juillet, à deux heures du malin, mourut M. Leiarge, doyen de l'église de Reims : le même

jour à la fin des matines, le chapitre s'assembla pour arrêter l'heure de son enterrement , et comme M. Lelarge étoit mort trois ou quatre jours après avoir résigné son doyenné à Mons. Y de Séraucourt^ et que la résignation, à cause de la brièveté du temps , ne pouvoit être admise en cour de Rome, le chapitre, pour n'être pas prévenu, ordonna que tous Messieurs qui étoient présents se tiendroient pour avertis de se trouver au chapitre ordinaire de ce jour-là même, in vim juramenli. pour arrêter le jour où l'on procéderoit à la nomination d'un doyen , et qu'on avertiroit tous les autres ; tous Messieurs les chanoines résidant à la ville sétant trouvés au chapitre ordinaire , on ordonna que le lendemain, fin des matines^ on chanteroit la messe du Saint-Esprit , et qu'ensuite l'on procéderoit à l'élection d'un doyen. La messe du Saint-Esprit fut chantée le lendemain , ensuite les chanoines au nombre de cinquante-six entrèrent au chapitre, et donnèrent leur voix par scrutin; M. Barrois en eut quarante-six, M. Josseteau sept, M. Faure, prévôt, une. 11 y en eut deux caduques ; ainsi M. Barrois fut élu doyen. Dieu veuille que ce soit pour longtemps.

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