‹ Œuvres diverses (volume 2)Chapitre 8 sur 45 · LUI · texte numérisé non relu

LUI

Âu chanoine F...

27 février.

^"SJ^^"' ^'^*^^'^''^' plumeront, ce dites-vou?^ ; eh |J;^^^bieii! voilà pourtant, dès qu'on sait ^y^jM^Mt qu'un pauvre homme a quatre deniers, conjurations de tous côtés contre sa bourse ! eh bien ! il estvrai^j'ai mis ensemble quelque peu de monoie : neVai-jepas bien gagné? et nele gagné-jc pas bien tous les jours' travailler soir et matin, toujours griffonner, hélas ! On ne sait pas ce que l'argent coûte! à peine l'a-t-on, il y a de mérhantes âmes qui ne pensent qu'à vous l'enlever. Vous qui êtes de mes amis, trouvons un peu quelque tempérament à cela : n'y a-t-il pas moyen qu'elles se contentent de plumer mes canards, d'écailler mes brochets? Morbleu ! j'apporterai

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une bourse à double cadenas et puis je me mo querai des traîtresses. — Cependant, mon cher, ce n'est pas encore fait; hier on donna trois nouvelles commissions: trois nouveaux bureaux établis, l'un pour la religion, le deuxième pour les mœurs, le troisième pour les réguliers. La morale s'en va être secouée comme il faut : adieu la probabilité ! J'ai pour ma part un moine sur l'assiette tous les jours ; dire que ce sera moi qui leur remettrai leur tête dans leur capuchon! Or çà. mettez la main à la conscience : quand vous me voyez pestant, renitlant, hélas! eussiezvous cru que j'eusse su tant bien faire ? Ma foi ! si l'on ne voit les gens en place, on ne sait ce qu'ils valent. Tenez, je n'eusse jamais cru cela non plus ! Mais ils me disent : « Vous ferez bitr: ceci, vous ferez bien cela ! »— Je dis comme cet homme à qui on vouloit persuader qu'il avoit fait de si belles cures : » Vous dites. Messieurs, pour vos raisons, que je ferai cela comme un ange ' Peste ! Cette commission vous vous en acquitterez à merveille. — Diantre ! soit ! serois-je bien devenu habile sans y penser ! Voici le un , mon ami: nous autres gens du deuxième ordre, nous n'avons pas le mot à dire ; nous avons des pré-

OÔ

lats habiles, intelligents, qui dirigent tout, et nous sommes là pour opiner doctement du bonnet. Sans vanité, je tiens là ma place aussi capable qu'un autre. 11 y a pourtant parmi ce deuxième ordre, des gens terriblement savants. Mais revenons à nos cousines, et éloignons un peu le sérieux ; ditcs-kur qu'elles se rassurent : la bonne fortune change le cœur humain , les gens heureux sont doux comme moutons et se laissent tondre la laine tout doucement ; ainsi ma cousmeJ , ma cousine

Nane, ma cousine Maïon et tout ce que j'ai de cousines dans l'univers, ne me craignez plus s'il vous plaît, mais aimez-moi cordialement : et plus de noises, je vous en prie : vous me grondiez quelquefois assez mal à propos, mais je vous le pardonne ; vous m'avez un peu pillé, mais il ne faut pas garder le souvenir des injures; je ne pouvois avoir de paix avec vous, mais il faut bien souffrir de son prochain, et les défauts comme les perfections; je vous ai trouvé quelquefois un peu grondeuses pour ce qui me regardoit, mais chacun a son faible ! N'ai-je pas bien fait, notre cher, d'être venu en ce pay^^-ci ï est-ce que j'aurois appri> cette modération à Reims ! vos

loi KtTTKEa

femmes criardes comme elles sonl. m'auroient rendu d'aussi méchante humeur qu'elles : je ^erois devenu mutin comme un diable, sans raison, non plu? qu'un Suisse: querellant toute la nature mal à propos, insolent dans le gain, chagrin dans la perte, ne serois-je pas à l'heure qu'il est un joli jeune homme! A propos, ne leur .liiez pas din* : non. — Qu'est-ce que vous me jargonez d'un vieux chalet pour la capucine ! y a-t-il k faire quelque petite malversation ? en conscience, je lai ouhlié; rafraîchissez-m'en un peu la mémoire à la première occasion ; mais encore une fois, gardez-vous hien de leur dire qu'une de leui's commissions me soit échappée de la mcmoiro. Adieu, je ne sais comment jf puis tant vous parier. <u«r je suis fort enrhumé ; comme vous pouvez voir, ce n'est que depuis le carême. Cependant pour me consoler un pe<t de l'absence de nos bonnes amies, que vois-je en ce pays !' angçç ! mon ami. Quand on vous dit, anges, vous devez eûtendi>f 4es anges sans voile. Faire tant répéter, et encore pour un h(»mme enrhumé î J'en ai wi un cet aprés-diner, je dis un ange, oui ! mais j'ai f>as>é la sorxaBtaine, p{ ha\-eaubout! pourquoi diantre <.v4a

PE MAL CROIX. i55

lie venoit-il pas à vingt-quatre ans! quel plaisir (le soupirer à vingt-quatre ans pour tant d'appas! un esprit angélique enchâssé dans tout cela' ouf! tirons pays; je n'aime que la petite Babette, je dis d'amour; car pour de l'amitié et delà plus tendre, j'aime toutes nos chères cousines et nos bienheureux cousins. — i^Ionseigneur Tarchevêque ira à Pâques à Reims, et je l'y accompagnerai, Dieu aidant. Je suis tout à vous. — J'ai bien envie de voir la blondine.

UV.

Au chaîioine F . . ,

a mars lè^i.

V ^^2^7 AI eu l'honneur de voir Monsieur votre Ç^J^I^rrère, mon petit cher. Je lui ai demandé fe^i^tide vo.^ nouvelles : il m*a assuré que vou« vous portiez comme un compère; j'en ai été hwa

aise, il ma juré que vous me diriez tout. Est-il vrai? Faites un peu votre examen, il ne faut pa^ oublier aucune circonstance: on néglige quelquefois une particularité, et c'est le meilleur ôv conte. Enfin, après bien des travaux, nous alJon avoir un petit intervalle de repos. Monseigneur l'archevêque se rendra à Reims la semain* sainte. 11 y fera son devoir de prélat et puis nou:reviendrons ici achever ce que nous avons si bien commencé. — Cependant, mon ami, voici bien le diable ! Je crois que l'on va dégainer. tout le monde le croit ainsi ; tout ce qui s'appelle cavalier, officier, tout cela fait son équipage et se prépare à partir: les premiers corps dans toutes les apparences se rueront vers nos frontières : les princes Allemands nous tourneront le dos : pourquoi non? Ils nous craignent, mais s'il plail à Dieu que nous liapions Luxembourg, notre pauvre Champagm^ respirera. Comment feroienl Messieurs les Tudesques pour pénétrer dans le Royaume î si les cartes se brouillent, nous verrous de belles choses ; bien des gens se ligueront contre nous, mai- par bon sens, pnr bravoure, par argent dont nous a>ou5 abondancf. <»n fspère.et avec

DE M.UXr»OJX. lui,

apparence, que nous viendrons à bout ck tout. Dieu le veuille, car ce seroit une chose lâcheuse si les bons chanoines de Reiras, hélas! ils sont si bons, si, dis-je, ils avoient encore le déplaisir de voir ravager leurs dix mes.

Le père Maimbourg, jadis jésuite^ sappelle maintenant M. Maimbourg. Il a un grand chapeau, un beau collet, manteau de drap de Hollande, long d'ici à demain. Il le fait porter par un laquais, jusque dans la chambre de Monsieur de Paris. Il vint hier présenter son dernier ouvrage à Monsieur de Reims : en vérité, son laquais lui prit la queue en descendant les degrés...— Voilà pour M. Ping... — M. deTracy, "gouverneur de Tournay, est mort, regretté de toute la terre, Monsieur de Maiilevrier Colbert est pourvu de ce gouvernement qui vaut trente mille livres de rente. Je vous ai dit mes nouvelles, à mesure qu'elles se sont présentées à mon esprit. Je suis tout à vous, mon petit cher. — J'ai demandé à Monsieur Clouet des nouvelles de l'ami Guillaume : il m'a dit qu'ils ne se voient plus et qu'il a quelquefois de mauvaises curiosités, comme Mais ne nomme-

'-ell*' pas quelqisei'ois mon n-mi ' i.e tout vôtre.

IFTTHr

Au ihanoiue F..»

-'4 mars 16S^.

§^5^o>' cher, le bon Dieu n'a point encore "touIu de moi. Il me semble pourtant

>que jétois bien résolu à faire le grand > oyage. Je le prie, ce seigneur maître de la vie et (h'ia mort, quand ce sera tout de bon, car il faut '{ue cela arrive, et le terme n'en sauroit être trop long, qu'il m'accorde les mêmes consolationsque l'ai trouvées dans ce dernier péril. Je vous re- •nercie de tout mon cœur des témoignages obligean» de votre amitié, mais j'ai une

Or sus, en voilà assez pour un homme qui a p» rdu vingt-quatre palettes de sang et qui a la cinquième nK-doi-in»' dan<i 1p mrp';. Encore

DE HirCROIX, 13D

peut-être n'est-ce pas tout! Adieu, faites me< baisemains, s'il vous plaît, à Mademoiselle votr^ b. m...^ Je vois bien qu'elle n'est pas pour la grande effusion de sang : sans cela pourtant le compagnon étoit troussé. Adieu, mon très cher, j'espère que nous nous embrasserons un jour el que nous en dirons de meilleures.

Au Chanoine F....

5 avril.

f^'^*Çe SUIS bien fâché que ces souris lui ^^j^taient fait tant de peur, ce sera une belle fe^^^f/hisloire à savoir : ces souris-là gâtent bien de bonnesaffaires. Vous êtes, au reste, trop honnête. mon petit cher, sur l'affaire des maisons, et je ne puis assez vous en remercier. Il y a longtemps que je n'ai reçu de nouvelles de Monsieur r>. et je îîVn ai point rrrn du tout de Monsieur H.

Je VOUS supplie de lui deniarider, parlant à sa personne, pourquoi il inonblie si cruellement et ce que je lui ai lait pour cela? Eh bien, il est vrai, j'ai failli à mourir ! N'étoit-ce pas à mes dépens ? Tout le sang (jue j'ai versé, lui en a t-il coûté une goutte ? pourquoi donc me négliger si fort, moi, qui reçois toujours ses lettres avec tant de joie ! Je laisse le reste à votre discrétion et à votre colère, car je crois qaen cette rencontre vous vous animerez pour la raison, qui est toute visble pour moi. Si vous voyez Mademoiselle de la Framboisière, dites-lui. s'il vous plait, que je ne la tiens pas si dure que je ne croie que mon indisposition l'ait touchée : dites lui, je vous prie, que je n'ai point encore oublié les oranges de Portugal qu'elle m'a autrefois prodiguées en semblable occasion : que cependant personne, en ma cruelle aventure, ne m'a fait de baisemains de sa part, ni près ni loin. A-t-elle eu si grand soin que j'ignorasse quelque léger ressentiment que mon mal lui a donné? car ellf a beau faire. j"ai si bonne opinion d'elle, que je suis persuadé qu'elle m'a plaint quand vous lui avez fait mes petites jiiriiule-. A\ez la bonté de l'a^c-urer que je suis

ioujoiH's son Uvs liiunMe serviteur. Je ^m;^ ■■ ^siirément le vôtre et vous suis très obligé.

Je serois faille que Taraitié eût conseillé à ."•ionsieurR. de deniaïuior mon retour à Monsei- L,ueur larchevèque. Je lui ai trop d'obligation t'I de l'bonneur qu'il m*a fait, et de la bonté .iu'il m*a témoignée dans mon mal. La vie qu'il m'a conservée par ses soins ne sauroit être mieux employée qu'à son service, aussi le sera !-elle, si je lui suis utile à quelque cbose. Enfin, moucher, Dieu aidant, je verrai ici la fm de rassemblée, ou celle de mes jours. Quand tout sera lait, je m'en retournerai jouir du repos de notre iionne ville, vous conter bien de belles choses, jchever de vieilhr, et mourir enfin au sein de raa patrie, car Reims Test devenue. Voilà l'intention du sire : Dieu est pourtant le maître de tout, mais j'espère qu'il me fera la grâce d'accomplir des désirs si modérés. Adieu c^tte foisci. Je suis le tout vôtre.

l i'I LtTTREs

LVJI.

Au chanoine F.

â B>ai imi.

0^^^ 'ai pris la liberté de charger M"* Gar. .. f^jî^^ d'une demi - douzaine de baisemai«s ^^^ pour vous, mon cher : prenez garde qu'elle n'en retienne quelqu'un peur elle, car ces fenunes sont si trompeuses ! nolite péri, dit un Gascon de ce pays, c'est-à-dire, selon la version, ne vous y fiez pas! 11 y a bien longtemps que je ne me suis donné rhonneur de vous écrire, mais j'ai été occupé jusqu'ici des restes de ma maladie ; par la grâce de Dieu, les choses sont en assez bon état, et les médecins et les apothicaires m'ont assuré que j'étois guéri, et que je n'avois qu'à me conserver. Je commence à sortir: j'ai été aujourd'hui à la messe, c'est la troisième que j'ai entendue depuis ma maladie mortelle : car, mon t;nfant, j'ai été mort, sûrement: on ne peut

aller plus loin sans toucher au but. Le Seigû«|ir veut cjue j^ vive encore : sa volonté soit faite î il taudra encore une fois prendre des résolutions contre la mort. Vous serez bien étonné, ^uand vous me reverrez : vous verrez de terribles réformes. — Le Roi, la Reine, Monseigneur, toute la cour est aujourd'hui à Paris. Ils ont visité l'Observatoire et les Invalides : demain ils vont à Meudon, et mercredi à Versailles; l'on y passera tout Tété, jespère dy aller et de visiter Saint-Cloud en passant ; après quoi, il n'y aura plus de danger de mourir. Que pourra-t-on voir après cela? Il ne reste quà fermer les yeux: pour les oreilles, je ne les ferme pas encore, et je ne suis pas fâché que l'on me fasse de petits contes : Hé ! ce ne sera que pour vous avertir de n'y plus retourner. En vérité, j'ai bien eavie de faire deux ou trois tours de préau avec me? cbers confrères que j'aiuie tant ! J'ai a^gez , assez goûté des grandeurs de ce inonde: «n plus ambitieux que moi en seroit content: -il faut me remettre dans mon pas. — Lundi, il v aura assemblée générale du clergé. J'espère que Dieu me fera la grâce de m'y trouver : 4ye n'est pas que je soi* aussi fort que Sauison ; il me

i i4 LtïTIitS

somhlfUjiie m» s pieds tieniuMil à tenv : ma force reviendra pelit à petit. Bonjour, mon petit cher, ne m'oubliez pas et faites mes baisemains à }•]. Ping. Je suis tout à vous.

jusn.

Que iii-imez-vous. c<i urs inseosibles, One n'ahnez-vous, ri'eii r/esL si doux.

f^îê^E VOUS demande pardon, ce n'est pas de f^jîi^jccla dont il s'agit, mais je reviens de ^^^l^lopëra, et ce menuet est terriblement dans ma tète. — Mon ami, il y a un étrange remue-ménage à la cour; bien de nos jeunes gens, • l tous des plus beaux^ sont allés prendre l'air borsdeVer.-ailles,et apparemment ils n'y reviendront pas de .sitôt. Ouonl-ils fait ? bouclie close là d»'>«^ii>: Italie ' llnlic ' Il est encore rirrivé une

iȣ mauckoix. 145

-venlure aux Tuileries, doDt Ton parle fort. Les laquais sont présentement d'une insolence à ne pouvoir plus être tolérés. Une femme, après s'être promenée, voulut regagner son carrosse. Il fidloit pour cela passer au travers de quatre cents Messieurs de la livrée ; voilà mes coquins à lui prendre. . . à lui prendre. . . cela peut se dire, à lui ])rendre, oui, là. un peu au-dessous du menton ; ils lui prirent encore.... mais cela ne peut se

ire.... cela est bien mal, comme vous voyez! et

- laquais de Paris sont peu respectueux envers ; s dames. Tue femme ayant vu le mauvais traiî-ment qu'on avoit fait à celle-là, pria un l)rigadie!' «les mousquetaires de la vouloir prendre en sa protection : il le fit de la meilleure grâce du ::îonde. «N'ayez pas peur, Madame. « Il entre gé-

■'Teusement dans la foule des laquais : « Gare

ne ! place ! ces coquins ici ne laisseront-ils pas

passer les honnêtes i,'ens ! >> Cela ne les convertit

pas. La dame que menoit le brigadier leur parut

jolie: voilà mes gens bariolés à vouloir encore

lier des mains : ce jour-là ils étoient un peu ...itineurs : la dame crie, le brigadier met Tepée à la main, mais son épée est saisie, et on lui en donne deux ou trois coups à travers du corps, a

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ce que Ion dit. L iiùlel des mouiqueta ires nVsi pas loin de la porte des Tuileries : le bruit y est porté qu'un de leurs officiers a été blessé par les laquais. L ne douzaine de mousquetaires courent au secours ; ce fut aux lacjuais à voir s'ils avoientde bonnes jambes. Quelques laquais de M. de Turenne, liis aine de M. de Bouillon, lurent traités en gens de bonne maison : coups de canne, sans compter, leur pleuvoient sur les épaules ; ils couroient pourtant de toute leur force. M. de Turenne voulut sortir, il ne trouve plus ses laquais ; on lui dit que les mousquetaires les avoient chargés. « Ce sont de plaisantes gens que les mousquetaires, morbleu ! gens à coups de bâton ! » M. le cbevaberde Novion, fils de Monsieur le premier président, est mousquetaire, il entendit ce que M. de Turenne disait ; « Morbleu! Monsieur, ce sont les mousquetaires qui donnent des coups de bâton aux autres, mais ils n'en reçoivent pas, et le Roi saura en quels termes vous parlez de ses mousquetaires. » En effet Sa Majesté Ta su, et Ton dit qu'il veut que M. de Turenne entre à la Bastille, ou qu'il fasse satisfaction aux mousquetllre^. Voilà de fâcheuses affaires, mais tant pis

DE MAlCROIX. 147

pour ceux qui les font. — Quant à notre assem blée, je crois bien que Monsieur de Paris et Monsieur de Reims en savent le secret, mais je doute que le reste en soit bien informé. Il faut qu'il y ait quelque chose, car depuis le neuvième de mai, on ne s'est pas assemblé, et tous Messieurs les commissaires sont préparés sur leurs commissions ; il ne tient donc pas à eus que les choses n'aillent leur train : peut-être que Ton négocie avec le Pape, et que ce pendant on arrête les délibérations, de peur que nous ne reculions la négociation en voulant l'avancer, D... surtout. Adieu, mes baisemains à toutes nos chères cousines; dès que je serai excommunié, je ne ferai plus semblant de les connoître de peur de les effaroucher.

2 juillet 16S2.

>'^:?Sï,v7 E mo souviens que vous m'avez mandé fi^iJs'C^ une nouvelle un peu gaillarde du pays : fe'oT-iift' voici pour vous rembourser: je vous un

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(lirai li' nom il»- Inuich»'. Lue tiaiue. It'uu raite. donne rende/ \(h\> à un de >es amanls Irai laid ; il n'y ninn<|na pa.v : iaai> la place «'*loif pii.^e par un rival plus beau et plus diligent «pie lui. l.a lemnie de clnunbre lui dil (juil prît patience*, el le til entrer dans un anbinet, jusques à ce que le temps de parler à sa belle lïit venu ; ce temps lui dura beaucoup, mais «nlin il vint.» Ah! Madame, quelle pertidie esl-ce la ! conituent osez-vous r« - :^arder les gens, après une telle trahison î Et le reste. — Mon Dieu, un tel, prenez cette bougie et ce petit miroir de poche, et entrez avec moi tl ans ce cabinet. L'amant plaintif obéit : il y avoit lui lit de repos, elle se couche dessus el fait voir i!e fort belles choses au curieux spectateur. La slame lui dit ensuite de se mirer. Il le fit : — Eh iiien. lui dit-elle, fait comme vous voyez, n'èlesvous pas bien heureux encore qu'on vous garde îos restes de tantde belles choses î Ce fat à lui de Sî taire: qu'auroit-il dit' 11 fut heureux à son tour. — Je ne vous manderai plus guère de ces jdies historiettes; j'ai ici une personne de qualité qui en sait. Dieu sait combien î Je n'en perds pas une parole, mais quand je serai [»arli. j«^ ne saurai plus rien.

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