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LE SONGE

A IRIS

En rêvant cette nuit, ma belle, J'ai cru te serrer dans mes bras:

Iris, ô que tu n'étois pas Cette Iris qui m'est si cruelle !

Dans ces moments déhcieux, Sans que lu fisses la farouche, J'ai mille fois baisé tes yeux, Et mille fois baisé ta bouche :

J'ai pâmé sur ton sein de lis, Pour qui l'amour même soupire ; Divine Iris, j'ai bien fait pis, Mais je n'oserois le le dire.

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