‹ Œuvres diversesChapitre 169 sur 221 · LA M · texte numérisé non relu

LA M

^k'^v^ous prétendons jouer monsieur de la Vespière :

^.^jJk' C'est un noble, bâti de gentille manière ; ^W^,&. Ses discours, ses exploits, les traits de son esprit. Serviront de sujet à ce digue récit.

Mais, figurez-vous bien un noble de campagne, Reclus dans sa chaumière avecque sa compagne, Chaste, prude, fort laide, au teint jaune et hâlé, Et tirant quelque peu sur le cochon brûlé. Sa dure et sèche main, depuis son mariage, N'a pu souffrir des gants le fâcheux esclavage ; Mais cette noble main, nourrice de dindons, A versé mille fois le lait clair aux cochons. Quant à monsieur leur fils, leur unique espérance, C'est un aimable enfant, il garnit bien sa panse, Et toujours dans la main il lienE quelque morceau De flan ou de pâté, de tarte ou de gâteau. Il a sur son jupon cent taches bien écrites. Et son petit minois crasseux de pommes cuites. Monsieur de la Vespière, au reste, est un seigneur Délicat, tête-bleu! dessus le point d'honneur; Dans la Flandre autrefois il a bien fait des siennes.

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