‹ Œuvres diversesChapitre 202 sur 221 · A M. LE MARQUIS DE L · texte numérisé non relu

A M. LE MARQUIS DE L

Toi qui connois la vanité

Des honneurs qu'on poursuit au Louvre,

Et le masque dont on y couvre

La plus noire infidélité,

Contemple, à l'abri de l'orage,

La grâce qui conduit ta barque dans le port, Avant que le déclin de l'âge

Ne l'enlève le moyen de penser à la mort.

1 On peut lire dans Ovide [Métamorphoses, lib. IX, vers '*o'2 à 6G4) l'histoire de Biblis , qui , ayant obligé son frère Caunus, par des iniportunités coupables, de fuir la maison paternelle, le chercha longtemps inutilement, et s'arrêta enfin dans un bois où, à force de pleurer, elle fut changée en une fontaine qui portoit son nom.

2 Imprimé dans le Choix de Poésies morales et chrétiennes, depuis Malherbe jusqu'aux poètes de nos jours. Paiis, chez Briasson, 1740, in-l2, p. 327.

CHANSON. -

Philîs, pourquoi négligez-vous

L'avis de votre mère ?

Elle trouve qu'un jeune époux

Seroit bien votre affaire.

Appariez-vous promptement ;

Qu'est-ce qui vous retarde?

Craignez-vous de faire un serment

Que personne ne garde?

Page 1