LE MARQUIS D'OLIZY
Godinot parle.)
Enfin, pour vous tirer de peine, Noble sénat de Bétisy % Voici ce vaillant capitaine,
1 Pour se moquer du Conseil de ville, il appelle Reims du nom d'un petit village qui est tout contre. (Tallemant.)
Jean Larcher, marquis d'Oîizy ; Ces*, un homme, je vous réponds,
A rompre pouls, A rompre ponts, gués et passage, Adroit, vaillant, prudent et sage.
(Le lieutenant fie ville repenti.)
S'il soulage notre détresse.
Il sera bien récompensé:
Qu'il donne ordre au Moulin-rAbbesse,
Cuissat, Macot et Compensé,
Joncliery, Breuil et Courlandon,
Au pré d'Ormond, Au Roland, Courville et Villette, Au pont d'entre Fisme et Fismette ^
(Le marquis parle.)
* Désormais la ville du sacre
* Ne craindra plus les ennemis ;
* J'en ferois un trop grand massacre,
* Si en campagne ils s'étoient mis ; Montai 2, quoique homme de grand cœur,
Mourroit de peur; Et Caillet ^ trembleroit dans l'âme, S'il voyoit l'acier de ma lance.
1 Tous ces lieux ont des ponts sur la rivière de Vesle. (T.)
2 Gouverneur deRocroy. (T.)
3 Receveur des contributions pour M. le Prince. (T.)
(Le lieutenant de ville parle.)
* Louons de Dieu la providence,
* Qui pourvoit à notre besoin,
* Suscitant pour notre défense
* Un marquis digne d'un tel soin.
Par saint Nicaise et saint Rémi * !
Mon cher ami, Nous prions Dieu que votre garce Vous fasse belle et ample race 2.