‹ Œuvres diversesChapitre 214 sur 221 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

L'EMPEREUR, PLAUTILLE.

l'empereur.

Voyez cet emporté, je crois qu'il vous menace! A-t-on jamais parlé d'une pareille audace? Ma fille, je vous plains d'avoir un tel époux, Et ses emportemens me louchent plus que vous, Car vous n'iguorez pas combien vous m'êtes chère, Et que je sens pour vous une amitié de père.

PLAUTILLE.

Seigneur, votre boulé console mon ennui, Elle est mon seul recours et mon unique appui ; Pour le prince, il est vrai que je m'étois flattée De l'agréable espoir d'en être mieux traitée; Quoi qu'il fasse pourtant, conjurât-il ma mort, Puisqu'il est mou époux, il ne peut avoir torl.

l'emperelîr.

Ma fille, en ce discours, vous paraissez si sage,

Que je vous estime encore davantage ;

Plût aux Dieux que mon fils, en tous ses mouvemens

Montrât pour son devoir de pareils sentiraens :

Et j'ai pitié de Rome, enfin je le confesse,

Quand je vois l'héritier qii'il faudra que je laisse ;

Mais la bonté du ciel fera tout pour le mieux.

Nos biens comme nos maux sont en la main des dieux.

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