‹ Œuvres diversesChapitre 25 sur 221 · XXXVIII MAUCROIX · texte numérisé non relu

XXXVIII MAUCROIX

cette époque du grave Conrarl, du chanoine Favart et d'autres curieux.

Après quelques semaines passées à se distraire chez son cher ami La Fontaine, Maucroix, encore tout éclopé de sa mésaventure amoureuse, gagna Paris. Ses amis le reçurent à bras ouverts et réso^iirent de l'enlever à ses souvenirs de Champagne. Tallemant nous assure que Maucroix n'eut pas à lutter longtemps pour se créer d'agréables diversions.

Quoi qu'en dise l'auteur des Hhtorieltes, Maucroix ne se réengagea pas sans jeter un regard mélancolique sur ses peines passées. Le souvenir d'Henriette le suivoit en tous lieux. On le mit en présence de jeunes beautés qui se disputèrent l'honneur de lui faire oublier mademoiselle de Joyeuse. Maucroix, blessé dans ses affections, froissé dans son amour-propre, résista. Cette épigramme peint merveilleusement l'élat de son âme :

Je n'engage ma liberté

Qu'à des filles de qualité.

Ta beauté, Philis, est extrême,

Chacun se rangesous tes lois:

Mais comment veux- tu que je t'aime?

Ton père n'éloil qu'un bourgeois!

« Cependant , nous dit Tallemant , il devint amoureux d'une jolie fille, et l'ainée de cette fille devint amoureuse de lui. Il n'aimoit que la cadette, et étoit aimé de l'une et de l'autre. » Voyez comme notre conteur est au courant de tout.

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