LXVIII MAUCROIX
elle se mit à crier : Monsieur de Maucroix, gardezvous bien d'y aller! Une des dames de la compagnie disoit naïvement au cocher, qui avoit le mot: Hé ! mon pauvre cocher, romps-nous le cou situ veux, pourvu que tu ailles à toute bride !»
Maucroix dans toutes ces paniques n'en fut pas toujours quitte à si bon marché : c'est ce qu'il fait entendre dans deux épitres en style de Loret, qu'il écrivit, l'une à Tallemant, l'autre à Cassandre. Il peint, d'une manière fort comique, et ses transes à rapproche de l'ennemi, et son désarroi au milieu de la déroute qui suivit la prise de Landrecies :
L'archiduc est près de Kocroi, Qui jette partout l'épouvante Et mange nos chapons de rente !
On n'entend que battre tambours, Le guet est au haut de nos tours, Et ne vient piéton ni gendarme, Qui ne fasse sonner l'alarme ; Nos bourgeois, qui font les méchanlss, Sont tous armés jusqu'aux dents D'armes qui n'ont vu la lumière Depuis que, sur notre frontière, Mansfeld vint faire, en tapinois.
Si belle peur aux Champenois ; Ces bourgeois, pourtant en parole, Sont résolus comme Barthole, El disent qu'ils ne fuiroient pas Pour Jean de Vert et pour Galas.
Mais, malgré toute leur vaillance, Je trouve, ma foi, que la France,