SA VIE ET SES OUVRAGES. LXVII
Une antre fois , comme elle éloil dans le lit , il la voulut baiser ; eu cet inslant «juelqu'un parut ; Ati ! lui dil-e!!e, ((uand vous n'aurez que cela à me dire , il n'est pas nécessaire d'approcher de si près. — Elleavoit l'esprit présenl. Quand on jouoit au reversis , elle ne nianquoit jamais de se mellre auprès de lui , et tenoit toujours un des pieds du chanoine enlre les siens ; puis , quand elle avoit le talon, qu'on appelle le pied en Champagne, elle crioit en riant : a J'ai le pied! j'ai le pied! »
Maucroix avoit singulièrement choisi son temps pour revoir les Ardennes C'étoit, à la vérité, au moment des pourparlers du traité de Westphalie, mais jusqu'au jour de la signature, les hostilités conlinuoient plus haineuses que jamais. L'archiduc Léopold, après la prise de plusieurs villes de Flandre, étoit venu mettre le siège devant Landrecies ; la frontière de France de ce côlé se vo; oit à la veille d'être forcée ; le pays tout entier couroit au\ armes, car cette guerre entraînoit après elle l'incendie et l'extermination. Maucroix, assez peu belliqueux de sa nature, fut sans doute médiocrement flatté de se trouver dans telle bagarre. « On fit , dit Tallemant, je ne sais quelle promenade sur la frontière chez le comte de Grand pré, parent de la marquise, qui étoit aussi un peu amoureux d'elle. Il y en avoit bien d'autres! Ce comle leur fit une malice: car, en chemin, il leur fit donner une fausse alarme. Voilà tous les hommes à cheval ; le mari d'y aller mal envi. Elle ne songea point à lifi» mais