XCVIII MAUCROIX
Suit un portrait du jeune roi, dont Tircis, mieux informé comme habitant des rives de la Seine, fait à son tour un digne éloge. En résumé, celte églogue, sans trop sortir du genre, malgré l'élévation du sujet, me semble un des meilleurs morceaux de Maucroix, et Reims peut à bon droit lui donner place parmi les documents poétiques de son histoire.
En ce temps d'émotions de tout genre, la ville de Reims, un peu remise des secousses qui l'avoient agitée, reprenoit bientôt sa physionomie de cenire d'étude et d'activité commerciale. L'Eglise, depuis déjà quelques années, étoit remuée par les affaires du jansénisme , qui eurent pour Reims un si long et si pénible retentissement. Tandis que la politique et la cérémonie du sacre don noient naissance à plusieurs petits ouvrages d'érudition et de poésie, un homme, dont le nom, à quelques années de là, de voit faire un grand honneur au pays de Reims, J. Mabillon, entroit à Saint-Rémi pour y faire profession monastique.
Mais une circonstance qui alloit contribuer à rendre à Maucroix le séjour de Reims fort supportable, c'est la nomination de mademoiselle de Rambouillet comme abbesse de Saint-Etienne. Isabelle-Louise d'Angennes étoit la quatrième des sept enfants de la marquise de Rambouillet : elle avoit été novice au monastère d'Hyères, dont l'aînée de ses sœurs, Claire-Diane d'Angennes, étoit abbesse.