‹ Œuvres diversesChapitre 96 sur 221 · CLXXIV MAUCROIX · texte numérisé non relu

CLXXIV MAUCROIX

conservant une certaine estime à son Grand Dic" tionnaire, qu'elle s'obstine à trouver fort peu semblable à celui de l'Académie.

Je n'ajouterai rien à propos de ce mémorable procès suffisamment connu, si ce n'est pour témoigner quelque sin-prise de voir notre grand fabuliste, dont la mansuétude est restée proverbiale, si fort échauffé dans la question, qui, après tout, n'étoit qu'une question de boutique, et qui, comme telle, laissa fort calmes et fort indifférents Maucroix et ses amis. Racine et Boileau, bien que ces derniers fussent déjà de l'Académie.

Je fermerai ce chapitre par la mention de la mort de Louis Maucroix , frère de notre auteur, arrivée le 1" février 1679. J'ai recueilli fort peu de notions sur sa vie. M. de Monmerqué a imprimé que Maucroix ne se montra méchant que pour son frère ; je crois que c'est là une présomption peu justifiée. L'épigramme

Oh ! oh ! monsieur le Porte-Crosse !

en la prenant au sérieux, indique tout au plus une brouille momentanée. Nous voyons , au contraire, les deux frères se suivre dans leur carrière et vivre constamment dans l'union. Nous les avons pris ensemble au collège de Château-Thierry, puis un instant séparés par une carrière différente, nous les voyons se réunir pour le reste de leurs jours et vivre constamment sous le même toit. « Je vous écris de Reims, où je suis chez MM. de MaucroiX; »

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