Papyrus hiératique de Berlin n° VIT
SUR LES MOTS ÉGYPTIENS 19
en Has de l’œil droit et Has de l’œil gauche. La disposition des légendes est très caractéristique :
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Elles ne diffèrent l’une de l’autre que par les sourcils figurés dans la première et négligés dans la seconde; mais, dans toutes les deux, les yeux sont distinctement figurés comme dans la face humaine et l’œil droit est désigné comme l’œil jjq tandis que est l’indication de l’œil gauche.
Nous possédons, en conséquence, la démonstration matérielle dont je proclamais tout à l’heure la nécessité, et nous pouvons reconnaître désormais que les données de Champollion étaient fondamentalement erronées. On peut cependant opposer à des textes précis un texte qui ne l’est pas moins et qui nous conduirait à une solution tout à fait différente. Vous avez copié au grand temple d’Edfou une scène, reproduite dans vos Denkmàler' , et représentant Ptolémée Soter II debout devant la déesse Hathor à laquelle il offre deux espèces de sistres. De la main droite, le roi tient le sistre ^ , de la gauche, le sistre |! ; l’action du monarque est indiquée par la légende <==> ^ |! ; au-dessous, on lit en ligne
verticale : Le roi dit : | J a ljs> / — - ^ n ^ , ce sistre
est dans ma main
!, ce sistre 1 est dans ma main
d’après la figure,
n représenterait ici la main