Brugsch, Géographie , Bd. I, pl
Bibl. égypt., t. xi.
LETTRE A M. LE DOCTEUR R. LEPSIUS
Je puis aujourd’hui citer un passage d’une bien plus grande autorité, que j’emprunte à l’un des meilleurs documents de l’époque pharaonique. Je veux parler de l’un des beaux hymnes qui couvrent les papyrus nos V, VI et VII du Musée
de Berlin. On y lit : &
Tonœil
droit est le soleil, ton œil gauche est la lune. En rapprochant ce texte de celui de la stèle de Naples et du renseignement fourni par Sextus Empiricus, on doit conclure, sans la moindre hésitation, que ^ o est bien décidément la droite et a, la gauche.
Une démonstration non moins tranchante se rencontre dans la figuration de deux groupes égyptiens qui servent à nommer une espèce de liqueur. Je les ai trouvés dans des listes d’offrandes funéraires, copiées par M. Prisse d’Avenncs dans la nécropole de Tlièbes. Il s’agit d’un liquide nommé [U, Hcis, dont il était présenté deux vases de la
forme |. A en juger par les couleurs du dessin de M. Prisse, le Has serait une liqueur rouge contenue dans un vase de verre bleu ; les mêmes listes font connaître le (j „ 1
ou vin- H as qui était de la même couleur et offert dans un vase exactement pareil de forme et de couleur. Les papyrus médicaux de Leyde et de Berlin mentionnent fréquemment
un liquide nommé ^ O ou |1 =0= , Has ou H as¬
soit, qui entrait dans la composition d’un grand nombre de médicaments solides ou liquides, de fumigations et même de clystères. Il sera, sans doute, difficile d’arriver à déterminer exactement la nature de ces antiques breuvages, mais ce n’est pas de cette question que nous avons à nous occuper en ce moment.
Dans deux des listes de M. Prisse, le Has est distingué