LUI
A l’occasion de l’explication du verbe ~ > élever, suspendre, M. Brugsch cite comme variante de ce mot le
f) jHimiiUj -x A/WVNA
groupe | w*, qu’il lit comme le premier simple-
° L © /VvVvVS vk> AM/W\
ment ah’. Je ne serais pas fâché de voir notre lexicographe s’expliquer sur l’addition men dont il dédaigne de parler. Ce serait cependant une forme intéressante à numéroter. Mais encore ici M. Brugsch a interrogé la littérature hiératique avec son inexpérience habituelle; le groupe en question n’est en aucune manière une variante de suspendre,
j /] AAVWv
mais une forme orthographique capricieuse de © AA/VNAA £ f] y
f — A/WWv
jxsSju, consumer, éteindre' ; la syllabe un ne représente que l’initiale xx, et les deux groupes ont le déterminatif commun de l’eau.
L’unique phrase où se rencontre ce groupe bizarre est au Papyrus Sallier I , p. 8, 1. 7 et sqq. Le texte fait le tableau des bienfaits produits par la seule présence du pharaon; l’un de ces bienfaits est la conservation de l’eau, ce grand besoin de l’Égypte : l’eau, y est-il dit, se tient ( demeure) et ne se consume pas ; le Nil s’élève haut1 2.
Le groupe égyptien oujai, comme son dérivé copte oujai, se dit de Y extinction du feu, aussi bien que de l’eau qui se consume. C’est le terme qu’ont employé les Septante pour