Voir Papyrus magique Harris, Glossaire, n
2. Quelque étranges que puissent paraître ces formules d’adulation, on en peut trouver d’analogues dans les auteurs latins et même chez les modernes.
RÉPONSE A LA CRITIQUE
exprimer la disparition de l’eau du Jourdain devant les pas des prêtres portant l’arche1. Le groupe égyptien est employé avec la même intention dans un passage du Papyrus magique Harris2. On le trouve aussi dans le sens d ’ éteindre la
S soif, de consommer le temps, etc. L’erreur de M. Brugsch fausse le sens du passage; il lirait : l’eau s’arrête, elle ne s’élève pas, ce qui serait positivement la négation de la
I phrase suivante : le Nil s’élève haut.
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Dans son explication du mot , vie , vivre, M. Brugsch
signale un sens accessoire qui fait de ce mot le thème ancien du copte oiik, assurgere, se dresser; il cite à ce propos une phrase dans laquelle il est demandé que le défunt fasse cette action comme les Khabesou, c’est-à-dire comme certains astres dont les mouvements apparents auraient ainsi servi de point de comparaison. Or, ces astres montent et descendent dans le ciel; ils s’y lèvent et s’y couchent; ils y naviguent dans des barques, selon la figuration égyptienne. Donc, si l’on renonce à l’acception vivre, il n’y a pas de motif d’adopter celle de monter, s’élever, plutôt que celle de descendre. Dans la réalité, les astres Khabesou, liés à la course annuelle du soleil, représentent la même éternité que le soleil lui-même; ce qu’on demande pour le défunt, c’est qu’il vive comme eux , et rien autre chose3. Il faut donc effacer du vocabulaire la nouvelle définition hasardée par M. Brugsch.