‹ Œuvres diversesChapitre 163 sur 273 · PREMIÈRE SECTION · texte numérisé non relu

PREMIÈRE SECTION

PL 18. Ta lettre abonde en « paragraphes » ; elle est chargée de « nombreuses » paroles, c’est une « marchandise » pour ceux qui cherchent la charge. Tu l’as chargée » suivant ta fantaisie. Moi, « je suis un scribe héroïque, voilà » ce que tu as dit. En réponse, nous allons te dire ce qui » est la vérité en ce que tu as dit. » Sors, « examine » le joug de ton char, les chevaux sont rapides comme des

léopards, « leur course est . 1 », ils sont comme les souffles

du vent qui se lève. Prends ton armure, saisis ton arc. Que nous voyons ce que ta main « fera. Je vais t’expliquer » ce que c’est que d’être « un héros, je te ferai voir ce qu’il a » à faire ».

Tu n’es pas parti pour le pays de Cliéta; tu n’as pas vu le pays d’Aup, « ni » Chatuma; tu n’as pas fait « leur » connaissance («ni celle») d’Iukatai pareillement; «comment » est-il? » et le Zar de Sésostris et la ville de Chirobu qui en est limitrophe.

1. La note de M. Brugsch relative à ce passage mutilé est entièrement erronée; on ne peut ni voir, ni surtout supposer un arrangement impossible de signes.

308 voyage d’un égyptien en syrie, etc.

Et son courant' comment est-il? Tu n’as pas fait une expédition à Kadesh (ni) à Tubachi; tu ne t’es pas rendu chez les Arabes-Schasu, avec des guerriers, tu n’as pas marché sur le chemin du Makar, le ciel y est obscurci dans le jour; il y pousse des cyprès, des chênes et des cèdres qui touchent le ciel; il y a quantité de lions, d’ours et d’hyènes et des « Arabes qui infestent tous ses chemins »; tu n’es pas monté sur la montagne de Schaua; tu n’as pas marché les

mains appuyées sur le . « du » char . « par les che-

» vaux qui le tirent. Eh bien ! » viens donc à . barta,

« hàte-toi » pour y monter, « traverse son courant1 2, tu con- » naîtras le goût de la condition de héros ! » Ta force s’affaiblit 3 4, « tu vas retourner » à la nuit ; toutes tes chairs sont

broyées . tes os sont cassés, « tu voudras t’endormir, tu

» restes éveillé ».

PI. 20. « C’est le moment qui apporte la nuit mauvaise », car tu es « perpétuellement » seul, sans qu’un compagnon vienne vers « son » compagnon. « Un petit nombre de co-

» chers sont entrés dans l’écurie, les chevaux . » des

coleurs viennent à pas rétrogrades pendant la nuit' pour

voler tes . , ton cocher se réveille la nuit, « il voit ce

» qu’on lui a fait » ; il emporte le reste; « il tourne au mal » ; il se mêle avec les tribus des Arabes-Schasu, il se transforme en «pasteur». L’ennemi vient, « il se livre» au pillage, il

1. Le courant de quoi ? Il y a des courants d'eau dans les fleuves, dans les torrents; ce n’est pas d’ordinaire ce que remarquent les voyageurs. A l'égard des villes, comme c’est ici le cas, il y a des courants commerciaux; comment M. Brugsch l’entend-il?

2. Impératifs et futurs sont arrangés à plaisir par M. Brugsch, sans respect pour le texte.

3. Le texte est indistinct; mais pourquoi pas s’affaiblira , comme plus loin tu coudras ?

4. Si des voleurs sont venus à reculons, ce qui est un mode de locomotion singulier pour des voleurs qui entrent, ils auront trouvé le petit nombre de cochers inventé par M. Brugsch. Tout autre que ce critique aurait aisément aperçu que le sujet de la phrase est au singulier.

trouve les débris. Tu t’éveilles, mais tu ne retrouves pas leurs traces; « ils ont emporté » tes affaires. Deviens donc un héros actif! dresse ton oreille.

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