‹ Œuvres diversesChapitre 186 sur 273 · m . Voir Voyage d’un Egyptien , Glossaire, n · texte numérisé non relu

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a dû être notée, et l’a été, en effet, avec mention explicative.

Enfin un dernier employé n’a fait que ce qu’il a voulu, c’est-à-dire qu’il s’est livré à toute autre chose qu’à l’accomplissement de sa tâche réglementaire. Cet individu porte le nom devenu historique de Pentaour, et il est possible que nous ayons précisément affaire ici à l’auteur du poème qui célèbre la gloire de Ramsès IP. Le poète occupa d’abord un emploi secondaire dans une exploitation rurale placée sous le contrôle d’un scribe de rang supérieur nommé Ameneman. Nous trouvons dans les papyrus du Musée Britannique une portion notable de la correspondance échangée entre ce haut fonctionnaire et son subordonné. Ameneman ne lui ménage pas les reproches; il le dépeint comme un homme paresseux, négligent, adonné aux plaisirs de la table, dégoûté de l’étude et des travaux sérieux : II est, dit son maître, comme un aviron sorti de sa place et qu’on ne peut plus manier en aucun sens. D’un autre côté, en remarquant l’insistance avec laquelle Ameneman s’efforce de le ramener aux travaux littéraires, on est fondé à croire que ce maître avait, dès lors, reconnu les aptitudes remarquables de ce disciple indocile.

Dans tous les cas, à en juger par son type graphique et par son association avec d’autres ostraca de caractère encore plus tranché, notre monument date bien réellement de cette brillante époque des Ramessides, qui nous a laissé tant de traces de sa splendeur et de sa culture intellectuelle. A ce point de vue seul, il méritait de ne pas demeurer plus longtemps inaperçu. Mais il aura aussi un autre mérite, celui de venir en aide à l’interprétation de documents d’une plus grande importance, et entre autres du Papyrus hiératique de Turin, dont M. Lieblein annonce la publication®.

1. Le poème de Pentaour, par M. de Rougé, traduction du Papyrus

Sallier III.

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